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LA RUSSIE RELÈVE SEPT VIOLATIONS DU CESSEZ-LE-FEU EN SYRIE EN MOINS DE 7 HEURES

Une situation explosive

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Les blindés turcs avancent vers AfrineLes blindés turcs avancent vers Afrine

La veille, la Turquie a en effet déploré la mort de huit soldats, dont cinq ont été tués parce que leur char a été visé par un tir des Unités de protection du peuple (YPG). C'était là la journée la plus meurtrière pour les troupes turques depuis le début de l'opération «Rameau d'Olivier».

Dans un contexte marqué par de violentes combats au nord-ouest du pays et par la reprise de bombardements de l'aviation syrienne et russe sur la ville d'Idlib, fief des factions terroristes emmenées par Fateh al Cham, alias al Nosra, branche syrienne d'Al Qaïda, la Russie vient d'annoncer qu'elle a enregistré sept violations du cessez-le-feu défini lors des pourparlers d'Astana, dans trois provinces au cours des sept dernières heures. C'est en tout cas ce qu' a annoncé le ministère russe de la Défense qui a précisé que ces violations ont été signalées dans les provinces d'Alep (3), de Lattaquié (3) et de Homs (1). De son côté, la Turquie a pour sa part relevé cinq autres cas de violations du cessez-le-feu dans les provinces d'Idlib (1) et de Damas (4) pendant la même période, selon le document divulgué par Ankara. La Russie et la Turquie assument le rôle de garants du cessez-le-feu national mis en application dans certaines régions de la Syrie depuis le 30 décembre 2016. Tout en affirmant que la situation d'ensemble parait stable dans toutes les zones de désescalade, les trois parrains des discussions d'Astana évaluent à plus de 2 342 le nombre de communautés ayant signé un accord de réconciliation, conséquemment au processus engagé au Kazakhstan et suivi la semaine dernière par la réunion dans la station balnéaire de Sotchi d'un Congrès national syrien qui constitue les prémices d'une nouvelle démarche pour construire la paix en Syrie. En mai 2017, la Russie, l'Iran et la Turquie, médiateurs des pourparlers de paix d'Astana qui ont constitué un jalon important dans la recherche d' une solution politique à la crise syrienne, ont convenu de créer quatre zones de désescalade. Ces zones sont censées être exemptes de combats et de frappes aériennes pour une période de six mois, renouvelable malgré les embûches et les tentatives de sape que les trois pays ont voulu anticiper.. Leur principal atout reste de permettre l'acheminement de quelque 2,1 tonnes de provisions alimentaires au cours des dernières vingt-quatre heures, selon des informations du Centre russe pour la réconciliation qui évoque également une assistance médicale au profit de 132 civils syriens. Au total, a confirmé le ministère russe de la Défense, l'aide humanitaire a atteint 1745 opérations, permettant l'octroi de 2440 tonnes de produits divers et des soins pour près de 70 000 personnes. Dans le même temps, l'offensive turque sur la région d'Afrine se poursuit malgré les pertes enregistrées ces dernières quarante-huit heures. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré que 935 terroristes avaient été «neutralisés» depuis que la Turquie a lancé cette offensive militaire le 20 janvier dernier contre les unités de protection du peuple (YPG), une milice kurde à Afrine, dans le nord de la Syrie, qui aurait, d'après Ankara, des liens avec le PKK, organisation terroriste également soupçonnée de collaborer avec les Forces démocratiques syriennes, soutenues par les Etats-Unis et la coalition internationale.
«Evidemment, nous avons aussi eu nos martyrs», a confié le président turc lors d'une conférence de presse tenue dimanche à Istanbul, juste avant son départ pour une visite au Vatican. La veille, la Turquie a en effet déploré la mort de huit soldats, dont cinq ont été tués parce que leur char a été visé par un tir des Unités de protection du peuple (YPG). C'était là la journée la plus meurtrière pour les troupes turques depuis le début de l'opération «Rameau d'Olivier», cette offensive engagée par l'armée turque soutenue par des centaines de combattants de l'Armée syrienne libre (ASL), un des groupes rebelles soutenus par la Turquie. Le président Erdogan a évoqué une enquête en cours sur l'attaque des YPG pour déterminer quel pays est à l'origine de l'équipement des forces kurdes de ces armes anti-char, la presse turque n'ayant pas hésité à désigner du doigt les Etats-Unis.
«Nous avons déjà une idée à ce sujet. Quand l'enquête sera terminée, nous en communiquerons les résultats au monde entier», a promis M. Erdogan qui n'a pas exclu de poursuivre l'offensive jusqu'à Manbij où campent des soldats et officiers des forces spéciales américaines chargés de soutenir les YPG dans le nord de la Syrie. Washington avait opposé une fin de non-recevoir à la demande d'Ankara qui avait «conseillé» aux Etats-Unis de retirer leurs forces de la région de Manbij en prévision de l'arrivée prochaine de l'armée turque.

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