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KURDES ET REBELLES EN SYRIE EN APPELLENT À LA COALITION INTERNATIONALE

Damas cible la Ghouta

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Après un bombardement de Hamouria le 6 janvier dernierAprès un bombardement de Hamouria le 6 janvier dernier

Comme à l'accoutumée, lorsque les factions extrémistes se trouvent acculées, une levée de boucliers est aussitôt engagée, au plan international par les pays de la coalition emmenée par les Etats-Unis afin de contraindre le régime syrien.

L'armée syrienne poursuit inexorablement son offensive contre les réduits rebelles de la Ghouta orientale et de la région d'Idlib, alors que l'opération turque «Rameau d'Olivier» contre les Kurdes des Unités de protection du peuple (YPG), à Afrine, semble rencontrer quelques difficultés. La montée au créneau du président Recep Tayyip Erdogan pour «exiger» des Etats-Unis qu'ils retirent sans tarder leurs forces spéciales de la périphérie de Minbej, l'autre objectif d'Ankara, n'a suscité aucune réaction des Américains, si ce n'est qu'ils ont réaffirmé leur détermination à occuper les lieux et poursuivre leur soutien militaire en armement et en conseillers aux Kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS), au grand dam de la Turquie qui estime que les deux organisations sont bel et bien apparentées au PKK et sont de ce fait des mouvements terroristes.
La pression donc de l'armée syrienne sur la Ghouta où se déroule une offensive depuis trois jours s'est davantage accentuée ces dernières vingt-quatre heures, des témoins évoquant des bombardements les plus intenses jamais enregistrés, ces derniers mois. Les groupes rebelles qui y activent et tentent de se défaire de l'étau en cours utilisent les civils, femmes et enfants compris, comme boucliers, chose devenue habituelle dès lors que Daesh l'a imposée sur le terrain des affrontements.
Comme à l'accoutumée, lorsque les factions rebelles se trouvent acculées et sur le point de faillir, une levée de boucliers est aussitôt engagée au plan international par les pays de la coalition emmenée par les Etats-Unis, recourant aux accusations relatives à un recours aux armes chimiques. La proposition russe de mettre en place un organisme réellement indépendant et composé d'experts dûment mandatés qui irait enquêter sur le terrain et déméler le vrai du faux est bien sûr vivement rejetée par les mêmes pays qui tiennent à incriminer coûte que coûte le régime syrien. C'est ainsi que l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (Oiac) a annoncé hier étudier toutes les «allégations crédibles» sur un tel recours, malgré les démentis répétés du gouvernement syrien. Se fiant aux affirmations unilatérales des puissances occidentales engagées aux côtés des groupes extrémistes, cette organisation n'a effectué aucune visite sur le terrain des combats en Syrie. Comme ce fut le cas pour Alep, Idlib et d'autres localités, les bombardements continuent sur une zone où se trouvent quelque 400 000 habitants, plus ou moins liés aux groupes terroristes, alors que la Ghouta fait partie des zones de désescalade mises en place en 2017 pour tenter d'obtenir graduellement une trêve globale. De fréquentes provocations des groupes rebelles qui ciblent chaque fois le centre de Damas ou sa proche banlieue ont fait que le cessez-le-feu est demeuré lettre morte. Grâce au soutien de l'armée russe et des autres alliés, le régime syrien est parvenu à reconquérir aux dépens de Daesh comme à celui des autres factions terroristes telles que Ahrar al Cham et plus encore Fateh al Cham, alias Al Nosra, branche syrienne d'Al Qaïda, plus de la moitié de ce qu'il est convenu d'appeler la Syrie utile. Cela étant, il poursuit ses efforts pour reprendre des régions au nord-ouest du pays, notamment Idlib où sont concentrées les forces extrémistes conduites par Fateh al Cham. Outre la présence de plusieurs dizaines de pays occidentaux et arabes au sein de la coalition internationale sous la férule des Etats-Unis, la Syrie fait face à des interventions armées qui piétinent sa souveraineté et mettent en péril l'intégrité même du pays, sous prétexte de favoriser ou de combattre, c'est selon, telle ou telle identité, tel ou tel camp. C'est le cas de la Turquie qui agit unilatéralement pour mettre à mal la menace kurde, après avoir été à l'origine du mal en 2011 avec son soutien déclaré aux groupes extrémistes affublés du burnous rebelle.
Réagissant aux déclarations occidentales sur le recours aux armes chimiques, notamment du chlore, la Russie a dénoncé «une campagne de propagande (visant) à accuser le gouvernement syrien», campagne qui ne cesse de se répéter et dont «les auteurs ne sont pas identifiés», mettant en pratique la recommandation du poète «cent fois sur le métier, remettez votre ouvrage»! C'est dans ce contexte tendu que l'armée syrienne a annoncé avoir intercepté et détruit des missiles israéliens tirés sur une position militaire à Jamraya, près de Damas, par des avions survolant le ciel libanais.Cette localité abrite une branche d'un centre de recherches scientifiques du régime (Ssrc), soupçonné pour son rôle dans la production d'armes chimiques.
C.B


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