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HIRAK DE JERADA AU MAROC

La répression attise les tensions

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La situation à Jerada, au Maroc, ne cesse de se dégrader alors que la seule réponse donnée par le Makhzen, reste la répressionLa situation à Jerada, au Maroc, ne cesse de se dégrader alors que la seule réponse donnée par le Makhzen, reste la répression

Samedi, des centaines de personnes ont improvisé un sit-in devant le commissariat de police de Jerada, réclamant la libération de l'une des figures centrales du Hirak, nom donné localement au mouvement de contestation, comme dans le Rif (Nord).

La répression visant les militants de la contestation qui agite la ville de Jerada dans le nord du Maroc, alimente les tensions dans l'ancienne ville minière, théâtre d'accidents dramatiques ayant provoqué colère et émoi au sein de la population locale, déterminée désormais à poursuivre ses actions de protestations et une marche provinciale s'est déroulée dimanche. Samedi, des centaines de personnes ont improvisé un sit-in devant le commissariat de police de Jerada réclamant la libération de l'une des figures centrales du Hirak, nom donné localement au mouvement de contestation, comme dans le Rif (nord). Vu par ses pairs comme «une figure centrale du mouvement», Mustapha Dainine, 27 ans a été arrêté alors qu'il appelait publiquement la population à se joindre à la marche «provinciale» de dimanche, indique Abdessamad Habbachi, représentant des comités locaux chargés des discussions avec les autorités. Azzeddine Mimouni, un autre militant du mouvement de contestation actif depuis 3 mois dans cette ville minière de l'est du Maroc a également été interpellé par les forces de l'ordre avant d'être relâché. Pour l'instant, les militants du Hirak n'en savent pas plus sur le motif exact de l'arrestation du militant. «Nous essayons de transformer la marche provinciale prévue dimanche en un sit-in dans les puits de charbon», avait alors ajouté Abdessamad Habbachi. Le militant, devenu populaire avec ses prises de parole pendant les manifestations, était toujours en détention dimanche, a indiqué à Saïd Zeroual, un représentant local de l'Association marocaine des droits humains (Amdh). Le mouvement de protestation entamé il y a près de deux mois dans la région de Jerada, suite à la mort dramatique de deux frères ouvriers dans une mine de charbon, se poursuit et des actions de protestation ont été organisées la semaine dernière à une fréquence quasi-quotidienne. Les habitants de Jerada, dont la population est estimée à 43.000 habitants souffrant du chômage à hauteur de 39%, sont désormais déterminés à continuer leur mobilisation en dépit des mesures proposées par le gouvernement pour contenir la grogne. Leurs attentes: trouver d'autres «alternatives économiques réelles» à l'exploitation des puits d'extraction de charbon dans la ville de Jerrada.
Les mesures proposées par le gouvernement comportent notamment des soins pour les anciens mineurs atteints de silicose et des contrôles dans les puits fermés, avaient calmé le mouvement, mais des rassemblements de protestation et des appels à la grève générale continuent ponctuellement, certains jugeant ces mesures «insuffisantes». Les mesures restent «insatisfaisantes par rapport aux demandes explicitées dans notre cahier revendicatif», estime Abdessamad Habbachi. «Les contestations se poursuivront tant que des solutions urgentes ne seront pas formulées», avait prédit récemment Lakhdar Mahyaoui, représentant local d'Amnesty Maroc.
Quelques milliers de personnes, selon les manifestants, investissent les rues de la ville chaque semaine en demandant des mesures économiques «concrètes». Dans le cadre de leurs manifestations pacifiques, les manifestants dénoncent l'«abandon» de leur ville, sinistrée depuis la fermeture de ses mines à la fin des années 1990.
Des centaines de mineurs risquent quotidiennement leur vie dans la région pour extraire du charbon que revendent des notables locaux grâce à des permis d'exploitation. Chaque année, des hommes meurent en silence dans les mêmes conditions.
Le Maroc a connu ces derniers mois deux autres mouvements de contestation sociale, dans le Rif (Nord) après la mort tragique d'un marchand de poissons en octobre 2016 et dans le Sud désertique après des coupures d'eau liées à la surexploitation agricole.

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