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COUP DE TONNERRE À LA MAISON-BLANCHE

Trump limoge son secrétaire d'Etat

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Les divergences entre Tillerson et le président Trump se sont accentuées et approfondies ces derniers moisLes divergences entre Tillerson et le président Trump se sont accentuées et approfondies ces derniers mois

Rex Tillerson a été renvoyé par Trump vendredi, alors qu'il était en tournée en Afrique.

Le secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, a été limogé mardi de son poste de secrétaire d'Etat, a annoncé le président Donald Trump dans un tweet. Le désormais ex- secrétaire d'Etat a été remplacé par le directeur de la CIA, Mike Pompeo. «Mike Pompeo, directeur de la CIA, deviendra notre nouveau secrétaire d'Etat», a révélé Trump dans son tweet. Mike Pompeo, «fera un travail fantastique je remercie Rex Tillerson pour son service», a ajouté le président américain en annonçant dans le même tweet la nomination de Mme Gina Haspel, au poste de directeur de la CIA. L'hypothèse d'un départ de Tillerson a été évoquée depuis l'été dernier à Washington mais a été amplifiée en décembre dernier lorsque le New York Times, citant des responsables de l'administration américaine, a révélé que la Maison- Blanche travaille à un remplacement du secrétaire d'Etat par le directeur de la CIA, Mike Pompeo.
Les divergences entre Tillerson et le président Trump se sont accentuées et approfondies ces derniers mois. Le secrétaire d'Etat a montré son désaccord sur la gestion de plusieurs dossiers concernant la sortie des Etats-Unis de l'accord sur le climat, la crise nord-coréenne ou encore l'accord sur le nucléaire iranien. Le départ de l'ancien P-DG d'Exxon Mobil pourrait modifier le ton et la direction de la diplomatie américaine et s'ajouterait aux changements successifs opérés depuis plusieurs mois par la nouvelle administration. Toutes ces suppositions tombent à l'eau, lorsque la question est posée à Rex Tillerson lui-même qui dit ignorer les raisons de son limogeage, selon son plus proche collaborateur, le sous-secrétaire d'Etat, Steve Goldstein. «Le secrétaire d'Etat avait l'intention de rester en raison des progrès cruciaux réalisés en matière de sécurité nationale», a déclaré Goldstein, indiquant que Tillerson allait «manquer à ses collègues du Département d'Etat et aux ministres des Affaires étrangères avec lesquels il a travaillé à travers le monde». Steve Goldstein a ajouté que Tillerson n'a pas eu l'occasion de parler avec le président Trump et ignorait jusqu'ici les raisons de son limogeage. «Le secrétaire n'a pas parlé au président et ignore la raison» de son renvoi, a-t-il dit. «Il est reconnaissant de l'opportunité de servir et estime que la fonction publique est une noble vocation tout en souhaitant bonne chance au secrétaire d'Etat Pompeo», a enchaîné Goldstein. Citant deux responsables proches du président Trump qui se sont exprimés sous couvert de l'anonymat, Associated Press a affirmé que Tillerson a été renvoyé par Trump vendredi, alors qu'il était en tournée en Afrique. Tillerson qui a écourté son périple africain d'une journée, évoquant aux journalistes qui l'accompagnaient des problèmes de santé, est rentré mardi matin à Wahington, sans être au courant de son limogeage, selon les mêmes sources. Le renvoi de Tillerson a été discuté, pendant longtemps, à plusieurs niveaux, affirme un haut responsable de la Maison- Blanche qui a requis également l'anonymat. Mais il semble que la rencontre annoncée entre le président Trump et son homologue nord-coréen, Kim Jong-Un, aurait précipité son départ. Trump souhaite mettre en place une nouvelle équipe en prévision de cette rencontre et des prochaines discussions commerciales multilatérales que les Etats-Unis envisagent de mener avec leurs différents partenaires de par le monde, selon les mêmes sources. En limogeant Tillerson, connu pour ses relations avec la Russie, Trump a «supprimé un contact concret» avec le président Vladimir Poutine, commente la presse américaine dans ses premières réactions à la décision de Trump. L'annonce intervient également au lendemain du verdict de la commission du renseignement de la Chambre des représentants, contrôlée par les républicains, qui a affirmé lundi n'avoir trouvé aucune preuve de collusion dans l'affaire du piratage russe.

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