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APRÈS LES FRAPPES OCCIDENTALES CONTRE LA SYRIE

La Russie envisage d'y déployer des S300

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Une batterie de S300Une batterie de S300

Hier, le chef de l'Etat syrien Bachar al Assad a accueilli un groupe de parlementaires russes auxquels il a réitéré sa position concernant les frappes de l'alliance occidentale, une position «partagée» par les députés hôtes.

Le président Vladimir Poutine a mis en garde hier contre la politique des frappes occidentales contre la Syrie qui risquent, a-t-il dit, de provoquer «le chaos» dans les relations internationales, au lendemain de l'attaque coordonnée menée samedi par les Etats-Unis et leurs alliés. Lors d'une conversation téléphonique avec son homologue iranien Hassan Rohani il a en effet souligné que «si de telles actions, menées en violation de la Charte des Nations unies, venaient à se reproduire, cela provoquerait inévitablement le chaos dans les relations internationales», selon un communiqué du Kremlin. Les deux dirigeants ont «constaté que cette action illégale endommageait sérieusement les perspectives d'un règlement politique en Syrie», a en outre indiqué la même source. A Damas, le président Bachar al Assad avait aussitôt dénoncé une «agression flagrante» dont les retombées sur les tentatives de règlement politique du conflit syrien seront inévitablement déplorables. Passant outre la demande de l'ONU et de plusieurs autres pays d'une enquête de l'Oiac dont une délégation est à pied d'oeuvre à Douma, dans la Ghouta orientale, sur les lieux mêmes de l'attaque chimique présumée, les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont lancé samedi dernier des frappes concertées en Syrie, une semaine après la diffusion d'images présumées par le groupe extrémiste rebelle encore présent dans l'enclave de Douma attribuant l'attaque supposée aux forces gouvernementales. La Russie et la Syrie avaient alors dénoncé une mise en scène organisée par les Casques blancs, une structure médicale proche de la rébellion, sous l'action pressante de services de renseignements étrangers finalement identifiés comme britanniques.
Hier, le chef de l'Etat syrien a accueilli un groupe de parlementaires russes auxquels il a réitéré sa position concernant les frappes de l'alliance occidentale, une position «partagée» par les députés hôtes qui ont indiqué à l'agence Tass qu'il était «de bonne humeur» et qu'il a tenu à «saluer le système de défense anti-aérienne datant de l'époque soviétique» qui a permis à l'armée syrienne de «repousser les attaques occidentales». Les responsables militaires russes présents en Syrie avaient indiqué samedi soir que cette défense anti-aérienne syrienne avait intercepté 71 des 105 missiles tirés par les Occidentaux, poussant le Pentagone à affirmer que toutes les frappes avaient atteint avec succès les trois infrastructures qui étaient visées.
A Moscou, il a été question quelques heures à peine après le déroulement des frappes américano- franco-britanniques de doter rapidement la Syrie de nouveaux missiles de défense aérienne, les S300. Sans doute est-ce la réponse à la déclaration de l'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU qui a affirmé samedi soir que son pays est «prêt à dégainer» à nouveau en cas d'une autre attaque chimique en Syrie. Elle a également estimé que Washington et ses alliés étaient en droit de mener des attaques aériennes en Syrie, sans passer par une résolution du Conseil de sécurité. Comme elle a annoncé qu'il n'y aura pas de retrait des troupes américaines présentes sur le sol syrien, au nord du pays, précisément à Manbij et Deir Ezzor, «tant que les objectifs ne seront pas atteints», ce qui va à l'encontre des déclarations publiques du président Donald Trump qui a multiplié durant les semaines précédentes les effets d'annonce à ce sujet, donnant libre cours aux interprétations sur les motifs qui ont conduit au limogeage du secrétaire d'Etat Rex Tillerson, partisan semble-t-il du maintien des forces sine die. Si l'ambassadrice qui retrace sur Fox News la ligne dure prévalant tant au sein de l'administration que du Pentagone a explicité les raisons de ce statu quo en affirmant que les trois objectifs restent de mise, à savoir l'élimination totale de la menace chimique «qui pèse sur les intérêts des Etats-Unis, l'éradication du groupe Etat islamique et la surveillance des activités iraniennes dans la région» est ainsi montée au créneau, c'est que la doctrine qui prévaut va bien au-delà des réactions intempestives du président Trump et que celui-ci n'a d'autre choix que de s'incliner devant la nécessité «d'accomplir toutes ces tâches». D'ailleurs, il n'a pas tardé à aller dans ce sens en se rétractant samedi soir pour dire que les 2000 hommes présents en Syrie ne partiront pas de sitôt.
En France, les parlementaires vont débattre aujourd'hui même de l'opération militaire ordonnée par le, président Emmanuel Macron, en plein accord avec ses alliés américain et britannique, après une réunion hier à Matignon entre le Premier ministre Edouard Philippe et les responsables de l'Assemblée et du Sénat. Le débat aura lieu sans vote, en fin d'après-midi, tandis que la polémique autour de la participation française aux frappes contre la Syrie, sans mandat de l'ONU, ne cesse pas d'enfler. Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen ou encore Laurent Wauquiez l'ont ainsi vivement dénoncée.

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