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TROUBLES EN CENTRAFRIQUE

Tension à Bangui à l'occasion d'une journée "ville morte"

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La tension était vive hier à l'occasion d'une journée «ville morte» décrétée par la société civile à Bangui, où la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) a été prise à partie, selon l'AFP. Plusieurs barricades ont été érigées à divers endroits de la capitale centrafricaine, dont le quartier musulman du PK5 isolé du reste de la ville. Des habitants en colère ont également bloqué des véhicules et des membres de la Minusca, ayant une attitude hostile à leur égard. Face à la crainte de subir la vindicte populaire, au moins 12 personnes blessées en début de semaine au PK5 ont refusé de sortir du centre de soin de la Croix rouge centrafricaine situé dans ce quartier. Cette tension survient après des violences qui ont fait 24 morts et plus de 170 blessés mardi et ont fait ressurgir le spectre d'affrontements interreligieux. L'élément déclencheur de ces violences a été l'interpellation par des forces de défense et de sécurité centrafricaines de «Moussa Empereur», un élément d'une milice du PK5. Une église a dans la foulée été attaquée par des hommes armés venus du quartier musulman, causant la mort de plusieurs civils et d'un prêtre, l'abbé Albert Tougoumalé-Baba. Une enquête a été ouverte et une cellule d'investigation mise en place par la justice centrafricaine sur ces évènements. Selon la Minusca, l'attaque de l'église était une «réaction à l'interpellation» de «Moussa Empereur», mais selon le gouvernement, elle était «une action planifiée» depuis, les miliciens du PK5 n'auraient pas ciblé l'église en tant que telle, mais des forces de l'ordre qui s'étaient réfugiées à l'intérieur.

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