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LES MISES EN GARDE DE ALI KHAMENEI

L'Iran ne restera pas sans "garanties réelles"

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Pendant toute la durée des négociations ayant mené à l'accord de Vienne, en juillet 2015, M. Khamenei avait mis en garde les négociateurs iraniens contre leurs interlocuteurs américains, les jugeant indignes «de confiance».

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a exigé hier des Européens qu'ils donnent des «garanties réelles» à l'Iran pour lui permettre de rester dans l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien, après le retrait des États-Unis. «Maintenant, on dit qu'on veut continuer l'accord nucléaire avec les trois pays européens, (mais) je ne fais pas confiance à ces trois pays (...) Vous voulez conclure un accord, obtenez des garanties réelles, car demain ils feront la même chose que ce que les États-Unis ont fait», a déclaré M.Khamenei, lors d'un discours diffusé par la télévision d'État iranienne. Réagissant mardi soir à l'annonce du président américain Donald Trump retirant son pays de l'accord sur le nucléaire iranien de 2015, le président iranien Hassan Rohani a offert aux autres parties à l'accord (Allemagne, Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie) une courte fenêtre de négociations pour sauver l'accord, tout en menaçant que l'Iran reprenne les activités d'enrichissement d'uranium qu'il a accepté de suspendre pour 15 ans par ce texte. «Si vous réussissez à obtenir des garanties de la part des Européens, de sorte qu'on puisse faire confiance, il n'y pas de problème, vous pouvez continuer sur le même chemin. Si vous ne réussissez pas à obtenir une telle garantie définitive - et je doute réellement que vous puissiez le faire - à ce moment on ne plus continuer comme ça», a déclaré pour sa part M.Khamenei. Pendant toute la durée des négociations ayant mené à l'accord de Vienne, en juillet 2015, M.Khamenei avait mis en garde les négociateurs iraniens contre leurs interlocuteurs américains, les jugeant indignes «de confiance». M.Khamenei avait notamment exigé une garantie signée du président américain de l'époque, Barack Obama, que les négociateurs n'ont jamais obtenue.
Le guide suprême a estimé en substance que le retrait de Washington montrait, a posteriori, qu'il avait eu raison de mettre en garde à maintes reprises contre l'attitude peu solvable des Américains. Il semble, en tout cas, que les évènements aient fini par justifier sa prudente réserve à l'encontre des exigences formulées, durant les négociations, par la partie américaine qui, en outre, était alors davantage crédible que ne l'est aujourd'hui l'administration Trump malade de ses attaches sionistes.

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