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LE MOYEN-ORIENT EST ENTRÉ DANS UNE PÉRIODE DE TENSIONS EXTRÊMES

Israël joue la mouche du coche

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Bien évidemment, les Etats-Unis, suivis par l'Arabie saoudite et les autres pays du CCG, ont soutenu Israël en droit de «riposter à l'agression iranienne» tandis que les pays de l'Union européenne ont cherché à ménager le chou et la chèvre, davantage préoccupés par les menaces économiques de Trump.

L'escalade militaire inédite entre Israël et l'Iran sur le théâtre syrien a alarmé la communauté internationale face au danger d'une guerre ouverte même si les deux pays ennemis disent vouloir éviter un embrasement dans la région. Avant l'aube, jeudi dernier, Israël a mené des dizaines de raids aériens meurtriers contre des cibles présentées comme iraniennes dans la Syrie voisine, affirmant «riposter à des tirs de roquettes iraniennes» contre la partie du plateau du Golan occupé depuis 1967. La véracité de ces tirs de roquettes est plus que douteuse, Israël ne faisant pas mystère de ses intentions d'attaquer les forces alliées du régime syrien depuis des mois. Il lui fallait juste un prétexte pour justifier ses agressions et c'est dans ce but que de soi-disant tirs de roquettes contre des positions sionistes dans le Golan occupé ont été avancés par l'armée sioniste pour rendre «légitime» une attaque dont l'ampleur exceptionnelle fait craindre le pire dans la région. Netanyahu, suivi par les généraux israéliens, n'a pas cessé de menacer l'Iran qui aurait «franchi une ligne rouge». Pour le Premier ministre israélien, la «réaction a été en conséquence. (L'armée) a mené une attaque de grande envergure contre des objectifs iraniens en Syrie». L'armée israélienne, pour sa part, a affirmé ne pas chercher l'embrasement, tout en se disant «prête à tous les scénarios».
Conscient du piège tendu par Israël, le président iranien Hassan Rohani a déclaré que son pays ne voulait pas de «nouvelles tensions» au Moyen-Orient, soulignant que «l'Iran a toujours cherché à faire baisser les tensions». Le président de la Commission des Affaires étrangères du Parlement iranien, Allaeddine Boroujerdi, à Lisbonne, a surenchéri en déclarant que «le principal objectif de ces attaques, soutenues par les Etats-Unis, est de dévier l'attention de l'opinion publique du comportement du président américain, de sa décision de sortir de l'accord» sur le nucléaire iranien.
Face à l'unilatéralisme de Trump, les Européens qui vont se réunir mardi prochain avec l'Iran, ont dénoncé avec force la décision américaine et réitéré leur soutien à l'accord sur le nucléaire, laissant Washington faire cavalier seul. Le président français, très critiqué par son opinion à gauche comme à droite pour son voyage aux Etats-Unis qui s'est soldé par un fiasco, estime qu'il fallait tenter de raisonner Trump dont il désavoue «la grave erreur», sentence partagée par l'ancien président américain Obama et le camp démocrate. Les observateurs s'interrogent maintenant sur le rôle de la Russie, alliée de la Syrie et partenaire de l'Iran, dans le cadre du processus d'Astana, et d'Israël qui compte une importante communauté d'ashkénazes russes (juifs de l'Europe de l'Est). Moscou est resté relativement discret au lendemain des attaques sionistes, déplorant une situation «inquiétante» et appelant à la retenue toutes les parties, dans un contexte de plus en plus volatile. Mis en appétit par la décision de Trump qui va permettre aux entreprises russes de rafler d'importants projets iraniens, Moscou doit également conserver ses atouts pour une éventuelle médiation entre Israéliens et chiites. Et la rencontre Poutine-Netanyahu, à Moscou, s'inscrit dans ce cadre, le Premier ministre sioniste ayant sollicité l'intervention du Kremlin pour «réfréner» les ardeurs de Téhéran. Depuis des décennies, en effet, le Moyen-Orient n'a pas été dans une situation aussi explosive et le coût du baril de pétrole s'est enflammé, tant la crainte d'une escalade pèse sur la majorité des places boursières. En toile de fond, la peur d'un scénario à la libanaise hante les esprits, le Hezbollah qui a combattu Israël étant en partie visé par les agressions de l'armée israélienne et pouvant riposter à n'importe quel moment, dés lors qu'un pas a été franchi par le gouvernement Netanyahu qui cherche délibérément à embraser le front syrien et exige de l'Iran un retrait immédiat. Bien évidemment, les Etats-Unis, suivis par l'Arabie saoudite et les autres pays du CCG, ont soutenu Israël en droit de «riposter à l'agression iranienne» tandis que les pays de l'Union européenne ont cherché à ménager le chou et la chèvre, appuyant le droit de l'Etat hébreu «à se défendre» tout en prônant la retenue des uns et des autres. Il faut dire que le contexte pâtit de la décision récente du président américain Donald Trump de déchirer l'accord sur le nucléaire iranien, une exigence permanente de Netanyahu, ce qui ouvre la voie à une montée des tensions avec la volonté claire et nette d'Israël de mettre le feu aux poudres afin de contraindre l'Iran à quitter la Syrie où sa présence constitue, selon lui, une «menace» pour l'Etat hébreu. Depuis un an, l'administration Trump a singulièrement modifié le positionnement des différents Etats de la région, puisque Bahreïn, proche allié de l'Arabie saoudite, a affirmé «le droit (d'Israël) de se défendre». Minutieusement préparées de longue date, les attaques israéliennes ont mobilisé 28 avions F16 et F15 et elles ont visé 70 cibles autour et dans Damas, tuant 23 combattants dont 18 Iraniens. Ce qui n'empêche pas l'Etat sioniste de répéter à qui veut le croire qu'il ne cherche pas l'escalade et qu'il veut demeurer à l'écart de la guerre qui se déroule en Syrie où il a mené, depuis janvier dernier, des dizaines de raids meurtriers, profitant ces derniers jours des tensions engendrées par la décision de Trump sur le nucléaire iranien.

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