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LES ÉVACUATIONS VERS LE NORD DE LA SYRIE SE POURSUIVENT

3000 rebelles ont quitté la ville de Rastan

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Pratiquement, Damas est parvenu désormais à parachever la reconquête de la Syrie dite utile, des territoires qui vont de la capitale jusqu'aux confins de la province d' Alep, en passant par celles de Homs et de Hama.

Les évacuations de centaines de combattants et de civils en Syrie se poursuivent, qu'il vente ou qu'il pleuve. En témoigne celle opérée, hier, avec des dizaines d'autobus dans la ville de Rastan qui relève du gouvernorat de Homs. L'accord avait été conclu et paraphé le 2 mai dernier par les forces de l'opposition, d'un côté, et celles du régime et l'armée russe, de l'autre. Cet accord de «réconciliation» a ainsi entraîné le départ d'un premier contingent de près de 3000 rebelles et civils en direction de Jarabuls, une région du Nord contrôlée par des rebelles pro turcs, et il concrétise la reddition du dernier bastion de l'opposition en Syrie centrale, face au régime syrien et à son armée. Pratiquement, Damas est parvenu désormais à parachever la reconquête de la Syrie dite utile, des territoires qui vont de la capitale jusqu'aux confins de la province d' Alep, en passant par celles de Homs et de Hama. La zone de Rastan-Talbiseh, où vivaient quelque 300.000 habitants, avait été conquise en 2012 par des factions armées constituées en majorité de noyaux d'officiers et de soldats déserteurs de l'armée. Mais ces éléments ont reçu le message de la Ghouta orientale, ainsi que l'avait prédit le gouvernement syrien, et ils ont entendu l'avertissement en tant que tel. Damas a vu juste en affirmant que l'exemple de la Ghouta ferait tâche d'huile et que toutes les autres poches de résistance finiraient par tomber rapidement. C'est ce qui arrive si l'on considère le nombre de capitulations intervenues au fur et à mesure depuis deux mois. «Les options sont ouvertes, réconciliation complète ou action militaire», assurait, à la fin du mois d'avril, Ali Haidar, le ministre de la Réconciliation. «Les groupes armés attendent de ressentir le sérieux et la détermination du gouvernement avant d'envisager un accord de réconciliation», avait-il prévenu. Anticipant une défaite inévitable, les chefs des dernières factions rebelles ont opté pour la «réconciliation» et son corollaire, leur évacuation vers les zones de leur choix, dans le district d'Idlib, notamment. L'accord qui fixe une période probatoire de six mois assure aux combattants armés une amnistie en échange d'un abandon de toute activité anti-gouvernementale. Pour tous ceux qui craignent de soi-disant «représailles», ils peuvent prendre les autobus en direction des territoires où se trouvent les combattants kurdes et l'armée turque, avec ses alliés de l'armée syrienne libre, au nord du pays. Il y aurait eu, au 10 avril dernier, 75 339 personnes qui ont quitté la Ghouta orientale et la région du Qalamoun, non loin de Damas, The Assistance Coordination Unit (65.000, selon l'ONU). Parmi elles, près de 2000 réfugiés avaient rallié la poche de Rastan-Talbiseh et pourraient prendre de nouveau la route de l'exil. Des chiffres plus ou moins exagérés parlent de 30.000 à 50.000 personnes en attente de départ pour cette petite ville de Rastan, illustration d'une fin probable du conflit armé dans lequel se sont engouffrées plusieurs puissances régionales et les grandes puissances occidentales en fonction de leurs intérêts propres et de ceux de leur allié, Israël.

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