Accueil |Internationale |

NETANYAHU JUSTIFIE LES MEURTRES D'ISRAËL

Dans le sillage de Sharon

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font
Netanyahu marche dans les pas de SharonNetanyahu marche dans les pas de Sharon

Il est significatif que, pendant qu'on festoyait avec allégresse dans l'enceinte de l'ambassade américaine, des centaines de Palestiniens étaient sauvagement abattus par les soldats israéliens, à quelques dizaines de kilomètres de là.

Ghaza et la Cisjordanie se préparaient hier à de nouveaux sacrifices face à une armée israélienne prête à de nouveaux massacres, en dépit des nombreuses réactions indignées à travers le monde. Après avoir enterré les 59 morts victimes de la journée la plus meurtrière du conflit depuis quatre ans, les Palestiniens ont repris les manifestations au nom du «droit au retour» dans les Territoires occupés où Israël et Washington célébraient lundi, «en grande pompe» le transfert de l'ambassade américaine.
C'est ce transfert qui a contribué à envenimer les choses, car à travers ce fait accompli, les Etats-Unis et l'administration Trump entendent consacrer la mainmise sioniste sur l'ensemble de la Palestine et ce n'est sans doute pas par hasard qu'ils ont choisi à ce titre la date anniversaire de la création de l'Etat sioniste, imposé en 1948 avec une chasse méthodique des Palestiniens de leurs terres. C'est ce que ces derniers appellent la Nekba, c'est-à-dire la «catastrophe» et c'est en mémoire de cette tragédie qui a vu des centaines de milliers d'entre eux agressés puis chassés par les colons sionistes que les habitants de Ghaza et de Cisjordanie ont manifesté. Bien sûr, Benjamin Netanyahu en digne héritier d'Ariel Sharon ne s'est pas embarrassé de subterfuges pour justifier les crimes de l'armée dont il est au demeurant le principal commanditaire. Il cherche à convaincre la communauté internationale que le seul responsable du massacre est le Hamas, suivi en cela par l'administration Trump dont on connaît bien les allégeances ainsi que les motivations, croyant ainsi duper son monde avec le prétendu «droit d'Israël à défendre ses frontières». Depuis des décennies, l'Etat sioniste n'a pas cessé de mordre avec la rage qu'on lui connaît des pans entiers des territoires occupés et la cerise sur le gâteau est venue avec la décision de Donald Trump dont la campagne électorale avait été axée principalement sur cette promesse.
Il est significatif que, pendant qu'on festoyait avec allégresse dans l'enceinte de l'ambassade américaine, des centaines de Palestiniens étaient sauvagement abattus par les soldats israéliens, à quelques dizaines de kilomètres de là. Cette «célébration historique» restera sans aucun doute dans les mémoires et dans l'histoire comme y restera le souvenir de ce bébé palestinien mort de l'inhalation des gaz lacrymogènes israéliens.
Preuve de la détermination de ce peuple à résister à la barbarie israélienne, les manifestations ont repris dès hier tout au long de la barrière de sécurité établie par l'Etat hébreu. Celui-ci a beau mobiliser des milliers d'hommes autour de la bande de Ghaza et en Cisjordanie, ni sa force ni sa sauvagerie ne peuvent contenir indéfiniment la volonté d'un peuple résolu à arracher son droit à un Etat et à une capitale qui a pour nom El Qods. Ce ne sont pas les menaces, désormais une ritournelle, de Netanyahu parlant d'une «riposte vigoureuse» qui parviendront à briser cette mobilisation que motive la conviction profonde de se battre pour son droit. Bafoué par certaines grandes puissances qui ont bien de la peine à assumer leur responsabilité dans cette tragédie et floué par les Etats-Unis dont on sait parfaitement qu'ils ont toujours pris fait et cause pour Israël depuis sa création à ce jour, le peuple palestinien se nourrit de l'exemple même des autres peuples qui se sont battus pour leur liberté, leur dignité et leur souveraineté.

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha