Accueil |Internationale |

INAUGURATION DE L'AMBASSADE AMÉRICAINE À EL QODS

Ces pays qui faisaient tache dans le décor

Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Au rang des invités de cette cérémonie à hauts risques, on a constaté plusieurs pays africains. En décembre 2017, le Togo a été le seul pays africain à soutenir la motion des Etats-Unis sur l'installation d'une ambassade américaine à Jérusalem.

Lundi dernier à El Qods, tandis que les Palestiniens tombaient par centaines sous les tirs meurtriers de l'armée israélienne, les Etats-Unis ont inauguré leur ambassade, conséquence d'une promesse de campagne du président américain Donald Trump. La police, comme l'armée, avaient déployé toutes leurs forces pour que «rien ne vienne gâcher la fête». Les autorités israéliennes, qui voient dans le transfert de l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem un tournant historique, redoutaient que celui-ci ne donne lieu à un pic de violence. Elles ont du coup mobilisé un millier d'hommes, rien que pour sécuriser la cérémonie d'inauguration qui s'est déroulée en présence de quelque 800 participants. La nouvelle représentation a emménagé dans des locaux jusqu'à présent utilisés par une annexe consulaire, dans le quartier d'Arnona, un ancien no man's land situé entre Jérusalem-Ouest et El Qods (Jérusalem-Est). Seuls, l'ambassadeur juif américain David Friedman et un petit nombre de ses collaborateurs vont s'y installer, en attendant que le président Trump donne son feu vert à la construction d'un bâtiment dimensionné pour accueillir les centaines d'agents qu'emploie l'ambassade. Au rang des invités de cette cérémonie à hauts risques, on a constaté plusieurs pays africains. En décembre 2017, le Togo a été le seul pays africain à soutenir la motion des Etats-Unis sur l'installation d'une ambassade américaine à Jérusalem. Cette abstention de pays africains et autres alliés de Washington avait suscité l'ire des autorités américaines et en particulier du président Trump lui-même au point que son ambassadrice à l'ONU avaient menacé de couper les vivres à tout opposant à cette initiative. Le message de Donald Trump semble avoir eu un effet dominant. En tout cas, lundi dernier, pendant que les Palestiniens tombaient par centaines le long de la barrière tenue par l'armée sioniste, 12 délégations africaines - et non plus uniquement celle du Togo - avaient accepté d'assister à la cérémonie d'inauguration de la nouvelle ambassade américaine à Jérusalem, reconnaissant ainsi implicitement cette ville comme la capitale d'Israël. Au nombre de ces pays, l'Angola, le Cameroun, la République du Congo, la Côte d'Ivoire, l'Éthiopie, le Kenya, le Nigeria, le Rwanda, le Soudan du Sud, la République du Soudan, la Tanzanie et la Zambie. S'y ajoutent des pays comme le Vietnam et la Serbie, ainsi que plusieurs autres pays d'Europe de l'est dont certains sont membres de l'Union européenne et ont dés lors piétiné ses propres positions.
L'inauguration fut largement perçue comme un acte de défi envers la communauté internationale, dans une période de grande inquiétude pour la stabilité régionale. La communauté internationale, dont la Grande-Bretagne, plus proche allié des Etats-Unis, la France, l'Union européenne et la Russie, ont réprouvé l'ouverture de l'ambassade américaine à Jérusalem, dont le déplacement avait déjà été désavoué par 128 des 193 pays membres de l'ONU. Il importe de souligner ici que la présence de pays comme l'Angola, le Vietnam et le Nigéria résonne comme un coup de poignard dans le dos du peuple algérien qui les a soutenus matériellement et politiquement dans leur combat contre l'agression américaine et la domination coloniale. Il semble que l'aliénation mentale, bien plus que l'aliénation socio-économique, s'avère difficile à vaincre sous certaines contrées.

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha