Prévisions pour le 15 Decembre 2018

 Adrar Min 7 °C Max 17 °C
32
 Laghouat Min 5 °C Max 12 °C
32
 Batna Min 2 °C Max 9 °C
12
 Biskra Min 8 °C Max 18 °C
23
 Tamanrasset Min 6 °C Max 21 °C
34
 Tlemcen Min 4 °C Max 13 °C
30
 Alger Min 8 °C Max 16 °C
30
 Saïda Min 3 °C Max 12 °C
30
 Annaba Min 12 °C Max 16 °C
11
 Mascara Min 3 °C Max 14 °C
30
 Ouargla Min 10 °C Max 17 °C
32
 Oran Min 8 °C Max 17 °C
30
 Illizi Min 5 °C Max 16 °C
32
 Tindouf Min 10 °C Max 20 °C
32
 Khenchela Min 1 °C Max 8 °C
39
 Mila Min 8 °C Max 13 °C
39
 Ghardaïa Min 7 °C Max 15 °C
32
Accueil |Internationale |

LE GOUVERNEMENT MALIEN ADOPTE UN PROJET DE «LOI D'ENTENTE NATIONALE»

L'exemple de l'Algérie

Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Le président Ibrahim Boubacar Keïta s'est engagé lundi soir, dans sa déclaration de candidature à sa réélection, à assurer «la réussite de la réconciliation nationale»... D'autres pays «ont pratiqué une démarche similaire», avait-il souligné, en référence à la loi de «concorde civile» de l'Algérie voisine.

Le gouvernement malien a adopté un projet de loi d'entente nationale destiné à réparer les «relations intercommunautaires» et le «vivre ensemble» mis à mal par la crise qu'a connue le pays en 2012, selon un communiqué diffusé dans la nuit de jeudi à vendredi.
Lors de la remise en mars au Premier ministre Soumeylou Boubeye Maïga de l'avant-projet de loi, des associations de défense des droits de l'homme lui avaient demandé de le suspendre en attendant que des enquêtes impartiales permettent de «distinguer ceux qui ont le sang sur les mains de ceux qui n'en ont pas». Le texte, qui n'était pas accessible à la presse hier, «propose, pour transcender le douloureux héritage de la crise née en 2012, le bénéfice du pardon aux fautifs et le bénéfice de l'indemnisation et de l'assistance publique aux victimes», selon le communiqué du Conseil des ministres. «S'appuyant sur les vertus du pardon», selon le gouvernement, il «offre la possibilité de réinsertion à ceux qui se sont laissés entraîner dans la contestation armée et manifestent un repentir sincère». Le président Ibrahim Boubacar Keïta s'est engagé lundi soir, dans sa déclaration de candidature à sa réélection, à assurer «la réussite de la réconciliation nationale». Il avait déjà évoqué dans son message de fin d'année une loi «d'entente nationale» exemptant de poursuites «tous ceux impliqués dans une rébellion armée», à condition qu'ils n'aient «pas de sang sur les mains». D'autres pays en proie à des violences «ont pratiqué une démarche similaire», avait-il souligné, en référence notamment à la loi de «concorde civile» en Algérie voisine. Il semble que ce soit cette source d'inspiration dont l'esprit et la méthode figurent d'ailleurs en filigrane des dispositions adoptées par les parties maliennes lors du processus d'Alger sanctionné par un Accord éponyme qui a permis au Mali de parvenir à une véritable réconciliation.
Mais la paix reste à reconquérir car le nord du Mali était tombé, début 2012, sous la coupe de groupes terroristes, qui menaçaient dangereusement sa sécurité et la stabilité de ses institutions tant des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises (opération Barkhane) et de l'ONU, preuve que la conclusion en juin 2015 de l'accord de paix a beau écarter les extrémistes mais demande à être pleinement et activement mis en oeuvre.

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha