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ARABIE SAOUDITE

Remaniement ministériel et menaces contre le Qatar

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L'Arabie saoudite ne permettra pas au Qatar d'installer des missiles russesL'Arabie saoudite ne permettra pas au Qatar d'installer des missiles russes

L'Arabie saoudite s'est engagée, sous l'impulsion du prince héritier, dans une série de réformes visant à une plus grande participation dans la vie économique et sociale des femmes, autorisées par exemple à conduire dans le royaume à partir du 24 juin...

Les autorités saoudiennes ont annoncé hier un remaniement ministériel avec la mise en place d'un ministère de la Culture à part entière dans le royaume ultraconservateur engagé dans des réformes sociétales. Il s'agit du deuxième remaniement depuis la nomination en juin 2017 de l'héritier du trône Mohammed ben Salmane, fils du roi Salmane et également vice-Premier ministre et ministre de la Défense. Selon l'agence officielle SPA, Bader ben Abdallah, un prince lié selon Le New York Times à l'achat d'un tableau de Léonard de Vinci, a été nommé ministre de la Culture, un portefeuille devenu à part entière après avoir été scindé de celui de l'Information.
Deux autres nouveaux ministres ont été nommés: Ahmed ben Souleiman al-Rajhi, un ingénieur et homme d'affaires, à la tête du ministère du Travail et du Développement social, et Abdellatif ben Abdel Aziz Al-cheikh à la tête de celui des Affaires islamiques. Le ministère de l'Information reste régi par Awwad al-Awwad. En 2017, Le New York Times avait affirmé que le prince Bader, un proche du prince héritier, aurait passé les ordres auprès de la maison d'enchères Christie's qui a organisé la vente du tableau du Christ intitulé «Salvator mundi» (Sauveur du monde) pour 450 millions de dollars.
L'Arabie saoudite s'est engagée, sous l'impulsion du prince héritier, dans une série de réformes visant à une plus grande participation dans la vie économique et sociale des femmes, autorisées par exemple à conduire dans le royaume à partir du 24 juin mais restant sous tutelle masculine. Le prince héritier a également levé l'interdiction des salles de cinéma, autorisé les concerts mixtes et réduit les pouvoirs de la police religieuse, longtemps redoutée dans le royaume régi par une version rigoriste de l'islam. Mais l'Arabie saoudite, qui abrite les deux premiers Lieux saints de l'islam, la Mecque et Médine, ne reconnaît pas le droit des non musulmans à pratiquer leur religion en public et punit sévèrement l'apostasie ou le blasphème.
L'arrestation ces dernières semaines de plusieurs défenseurs des droits de l'homme, dont des femmes, a en outre reflété les limites des réformes opérées.
Le royaume a par ailleurs annoncé hier avoir mis en place une commission royale pour la ville sainte de la Mecque, qui accueillera en août des millions de musulmans pour le grand pèlerinage annuel. La commission sera présidée par le prince Mohammed.
Aucun détail n'a été fourni sur cette commission. Engagée dans un conflit meurtrier au Yémen, l'Arabie saoudite mène également un bras de fer avec le Qatar. Elle a demandé à la France de convaincre cet Etat de renoncer à acquérir le système de défense antiaérien russe S-400, faute de quoi Riyadh se dit prêt à mener une «action militaire» contre Doha. C'est en tout cas ce qu'a révélé hier le quotidien français Le Monde alors que ni l'Elysée ni le ministère français des Affaires étrangères n'ont réagi.
Selon Le Monde, «la couronne saoudienne a récemment envoyé un courrier à la présidence française, dans lequel Riyadh se dit prêt à mener une 'action militaire'' contre le Qatar si ce dernier acquiert, comme il en a exprimé l'intention, le système de défense antiaérien russe S-400». L'Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis, le Yémen et l'Egypte ont rompu depuis le 5 juin 2017 leurs relations diplomatiques avec le Qatar, accusé de soutenir des groupes islamistes radicaux et de ne pas prendre assez de distance avec l'Iran.
Ces pays ont ensuite imposé un boycott commercial au Qatar, qui rejette toutes ces accusations et affirme que ces pays cherchent à obtenir un changement de régime à Doha. Afin de briser son isolement, le Qatar a multiplié les contacts diplomatiques et les accords commerciaux, militaires ou technologiques à l'international.
Fin janvier,l'ambassadeur qatari à Moscou, Fahad bin Mohammed Al-Attiyah, avait ainsi affirmé à l'agence de presse officielle russe Tass que le Qatar menait des négociations «à un stade avancé» pour acheter des systèmes russes de défense antiaérienne S-400. «Un mois plus tard, Ryadh avait reconnu à son tour être en lice pour obtenir ces batteries sol-air», écrit Le Monde. «Dans la lettre envoyée à l'Elysée, dont le contenu a été dévoilé au Monde par une source française proche du dossier, le roi Salman exprime sa 'profonde préoccupation'' vis-à-vis des négociations en cours entre Doha et Moscou (...) et met en garde contre un risque d'escalade». «Le royaume serait prêt à prendre toutes les mesures nécessaires pour éliminer ce système de défense, y compris une action militaire», écrit -toujours selon Le Monde - le monarque, qui conclut son courrier en demandant à Emmanuel Macron son aide pour empêcher la vente et préserver la stabilité de la région.

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