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11 MORTS DANS DES RAIDS DE L'ARMÉE SYRIENNE À IDLIB

Le président Al Assad loue le rôle de Moscou

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Une relation ancienne et chaleureuseUne relation ancienne et chaleureuse

«Nous avons de bonnes relations avec la Russie depuis plus de six décennies maintenant, presque sept. Ils n'ont jamais, au cours de notre relation, essayé de nous dicter quoi faire, même s'il existe des différences de vue», a déclaré le président syrien.

Onze civils, dont des enfants, ont été tués hier dans des raids de l'aviation syrienne dans la province syrienne d'Idlib, après une attaque jihadiste contre des villages pro régime dans cette région du nord-ouest, a indiqué une ONG. Les frappes ont touché une série de localités et villages dans cette province qui est presque entièrement dominée par des groupes terroristes et rebelles, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Neuf civils, dont trois enfants, ont péri dans la ville de Taftanaz et deux autres, y compris un enfant, dans des secteurs proches, a précisé l'OSDH. Des bombes sont tombées près d'un hôpital pour enfants, le mettant hors service, selon l'ONG. Dans le même temps, des combats se poursuivent entre jihadistes et forces pro régime près des villages de Foua et Kafraya, attaqués la veille par des combattants du groupe Hayat Tahrir al-Cham (HTS), ancienne branche d'Al-Qaïda en Syrie, a poursuivi la même source.
Les villages sont deux des rares poches contrôlées par le régime de Bachar al-Assad dans la province d'Idlib et les dernières zones encore assiégées en Syrie selon l'ONU. Plus de 8.000 personnes, en majorité de confession chiite, y vivent actuellement. La ligne de front autour de ces localités avait été relativement calme ces dernier mois, mais tard samedi soir les combattants de HTS «ont commencé à bombarder lourdement les deux villages», a indiqué l'OSDH. Il s'agit de l'offensive la plus violente depuis trois ans contre ces localités. Les combats ont fait six morts parmi les combattants pro régime et au moins trois au sein du groupe jihadiste. Selon l'agence de presse officielle Sana, les pro régime ont réussi à repousser l'offensive. Le siège de villes et villages a été utilisé comme tactique de guerre dans le conflit qui ravage la Syrie depuis 2011.
Sur un autre registre, le président Bachar el-Assad a nié que Moscou tire les ficelles dans son pays déchiré par la guerre, affirmant au contraire, dans une interview publiée hier, que son régime agit indépendamment de ses alliés russe et iranien.»Nous avons de bonnes relations avec la Russie depuis plus de six décennies maintenant, presque sept.
Ils n'ont jamais, au cours de notre relation, essayé de nous dicter quoi faire, même s'il existe des différences» de vue, a déclaré le président syrien dans un entretien accordé au journal britannique «Mail on Sunday». Alors qu'il avait perdu de nombreux territoires face aux rebelles, le régime syrien a renversé la situation grâce à l'intervention de Moscou en 2015. Les frappes de l'aviation russe et l'intervention de conseillers militaires envoyés par Vladimir Poutine ont permis aux forces loyales à Bachar el-Assad de contrôler désormais plus de 50% du territoire. Ces forces ont aussi reçu le soutien de l'Iran, notamment via des conseillers militaires.
Le président syrien reconnaît avoir eu des divergences avec Moscou et l'Iran. «C'est très naturel, mais au final, les seules décisions sur ce qui doit se passer en Syrie sont des décisions syriennes», a-t-il souligné.
S'il a loué le rôle de Moscou, le président syrien a, en revanche, dénoncé l'intervention «coloniale» de puissances occidentales en Syrie, notamment des Etats-Unis qui sont à la tête d'une coalition internationale luttant contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI). Il a précisé que la Syrie avait cessé de partager des renseignements avec les pays européens. «Ils veulent échanger des informations alors que leurs gouvernements agissent politiquement contre le nôtre. Nous avons donc dit: +Quand vous changerez votre position, nous serons prêts+» à reprendre la coopération dans ce domaine, a-t-il ajouté. «Pour l'instant, il n'y a aucune coopération avec des agences de renseignements européennes», a-t-il martelé. Le transcript complet de cette interview a été publié sur l'agence de presse officielle syrienne Sana.

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