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L' OBSERVATOIRE SUR LA MIGRATION EST MIS EN PLACE

Une question devenue lancinante

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«Le dramatique sort qui est celui des migrants africains aux frontières de l'Europe se double aujourd'hui de la récurrence de pratiques intolérables contre ces populations en Afrique même», a dit le président de la Commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat, dans un tweet.

Parmi les sujets majeurs qui ont été examinés lors du 31ème sommet de l'Union africaine, tenu dimanche dernier à Nouakchott(Mauritanie), on retiendra celui relatif à la tragédie des migrants dont le destin est devenu ces temps derniers objet de surenchère particulièrement en Europe. Les pressions se sont faites de plus en plus pressantes jusqu'à devenir des menaces implicites envers les pays de la rive nord-africaine de la Méditerranée, invités à installer des plateformes régionales de débarquement où seraient confinés les milliers de migrants en attendant l'examen de leur demande d'asile par le pays européen concerné. En terme clair, il s'agit de camps de rétention ouverts non plus sur le territoire européen lui-même mais dans des pays tiers devenus des supplétifs de la politique d'endiguement chère à la mouvance d'extrême droite. «Le dramatique sort qui est celui des migrants africains aux frontières de l'Europe se double aujourd'hui de la récurrence de pratiques intolérables contre ces populations en Afrique même», a dit le président de la Commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat, dans un tweet publié dimanche, en marge du sommet de Nouakchott. «Sous peine de perdre tout crédit moral sur cette question, notre union ne saurait pratiquer ici la politique de deux poids deux mesures: condamner les violations flagrantes des droits des migrants africains ailleurs et pratiquer la politique de l'autruche lorsque des faits similaires ont lieu sur le continent», a-t-il ajouté, sans préciser de pays. Sans figurer au programme officiel du sommet de l'UA, la question devenue lancinante de l''exode de centaines de milliers d'Africains, essentiellement vers l'Europe, était dans tous les esprits malgré l'intérêt des dirigeants pour les dossiers de sécurité, de commerce et de la lutte anti-corruption. Outre qu'il fallait arrêter d'un commun accord une position uniforme et sans équivoque sur le refus des pays africains de la rive méditerranéenne d'abriter ce genre de centres de rétention administrative, il importait aussi et surtout de réfléchir à la démarche nécessaire pour tenter d'endiguer le flot des candidats à la traversée, souvent mortelle. C'est ainsi que les dirigeants de l'UA ont décidé la mise en place d'un Observatoire sur la migration et le développement (OAMD) qui sera basé au Maroc et dont la mission sera de fédérer les stratégies nationales africaines pour une meilleure interaction avec leurs partenaires européens.
Comme ils ont pris acte du rejet catégorique formulé par les pays nord-africains de la demande des 28 pays membres de l'Union européenne désireux d'instaurer des plateformes régionales de débarquement où seraient accueillies les personnes secourues par les ONG et les garde-côtes dans les eaux internationales en mer Méditerranée. Pour l'UA, il s'agit là d'une solution palliative qui ne résout en rien le problème des migrants et risque au contraire d'en aggraver les conséquences. Reste la genèse du problème qui a trait aux multiples défis que vivent bon nombre de pays en Afrique centrale et surtout au Sahel, comme les menaces de l'insécurité due au terrorisme et aux trafics en tout genre dont celui de la drogue, une prédation si forte qu'elle en menace la stabilité de certains gouvernements. Pour l'Union africaine, il n'y a aucune autre solution viable que celle d'une politique de développement volontariste, apte à sécuriser et à stabiliser les populations dans leur territoire d'origine mais pour laquelle des moyens conséquents doivent nécessairement être débloqués. Un pas serait, à ce titre, franchi avec une lutte sans merci contre la corruption qui gangrène les Etats et affectent gravement la disponibilité des ressources tirées des richesses naturelles des pays, lesquelles sont détournées de diverse manière par toute une faune de prédateurs ayant fait main basse sur les institutions stratégiques de ces mêmes pays. C'est dire combien les différents dossiers sont interdépendants et combien l'UA, en se penchant sur ces enjeux, a du pain sur la planche devant elle.

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