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RÉPRESSION AU SAHARA OCCIDENTAL, ARRESTATIONS ARBITRAIRES, PROCÈS INIQUES...

Mohammed VI sur la sellette

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Mohammed VI n'est vraisemblablement pas au bout de ses peinesMohammed VI n'est vraisemblablement pas au bout de ses peines

16 pays ont appelé le Conseil des droits de l'homme de l'ONU à plus de vigilance concernant la situation des droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara occidental.

Le pouvoir marocain a beau faire dans la diversion sans parvenir à escamoter son caractère violent. Une réputation attestée qu'il a toujours traîné et qui lui est lancée encore une fois à la face. Pas moins de 16 pays ont appelé, par le biais de leurs ambassadeurs, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU à plus de vigilance concernant la situation des droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara occidental. «Le rapport 2018 du SG de l'ONU a abordé les cas de torture et de répression dont sont victimes des civils sahraouis dans les territoires occupés du Sahara occidental, particulièrement les défenseurs des droits de l'homme», ont rappelé ces diplomates dans une intervention lue en leurs noms par l'ambassadrice d'Afrique du Sud auprès du Conseil, lors d'une séance plénière consacrée au débat autour du dixième point de l'ordre du jour du Conseil des droits de l'homme. Une situation qui est due à l'actuel statu quo dans lequel a été plongé le dossier sahraoui, par la Maroc, qui ne veut pas entendre parler d'un référendum qui puisse garantir au peuple sahraoui son droit à l'autodétermination. Les 16 pays ont d'autre part, exhorté les bureaux du Commissariat à faciliter la mission du secrétaire général de l'Organisation des Nations unies, Antonio Guterres, à travers l'envoi de délégations techniques au Sahara occidental conformément à la teneur du rapport soumis par le Haut Commissaire aux droits de l'homme lors des travaux de la 38e session ordinaire du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, qui s'est tenue le mois de juin. Un nouveau développement dans le dossier du Sahara occidental après que l'Union africaine ait décidé de mettre en oeuvre un mécanisme dont l'objectif est de trouver une solution à ce conflit lors de son dernier sommet qui s'est tenu à Nouakchott. Une initiative contre laquelle le Maroc a fait contre mauvaise fortune bon coeur. Elle résonne comme une énième défaite de sa diplomatie qui a tenté une «porte de sortie» en s'attaquant à l'Algérie. Et c'est à nouveau la récurrente question du respect des droits de l'homme qui le rattrape et met le souverain marocain sur la sellette. La répression, les arrestations arbitraires, les procès iniques...rythment la vie du royaume. L'affaire des détenus de Gdeim Izik fait toujours l'actualité. Certains d'entre eux, dont l'état de santé s'est détérioré, ont dû être transférés vers des centres hospitaliers qui ont refusé de les soigner. Les médecins ont refusé leur auscultation, après avoir constaté des traces de coups et de torture sur différentes parties de leurs corps. Le pouvoir marocain a fait de la torture le fer de lance de sa politique d'annexion, de mise au pas des militants sahraouis qui revendiquent la liberté de leur peuple. C'est de notoriété publique. Le secrétaire général de l'Organisation des Nations unies avait mentionné dans son dernier rapport ce type de violence. «Le harcèlement présumé par les autorités marocaines des défenseurs des droits de l'homme sahraouis demeure également un sérieux problème», est-il écrit dans le document présenté au Conseil de sécurité le 29 mars 2018. Il souligne des cas avérés de torture et de mauvais traitements dans des endroits de privation de liberté. «Selon plusieurs sources, l'absence de responsabilisation face aux violations des droits de l'homme perpétrées contre les Sahraouis, a été une inquiétude majeure durant la période rapportée», avait indiqué Antonio Guterres. Ce constat est exacerbé par la situation qui prévaut intra-muros.
Le royaume est actuellement secoué par l'affaire du Hirak dont les militants ont écopé de lourdes peines après avoir subi maltraitances et pressions. Les leaders de ce mouvement pacifique né de la contestation du Rif, région rebelle au pouvoir central durement réprimé, n'entend pas pour autant baisser les bras.
Leurs proches, qui se sont rendus à la prison d'Oukacha (Casablanca), où ils sont incarcérés, ont affirmé que tous les militants du Hirak du Rif sont déterminés à poursuivre, ensemble, «la grève de la faim» et la «lutte pacifique» pour obtenir leur libération et «le rejet de toutes ces condamnations» injustes. Mohammed VI n'est vraisemblablement pas au bout de ses peines.

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