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TUNISIE

L'embellie sous la menace terroriste

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L'attaque a eu lieu dans le secteur de Aïn SultanL'attaque a eu lieu dans le secteur de Aïn Sultan

Le fait que celle-ci intervienne dans la région de Jendouba ne signifie pas que la menace est circonscrite à cette seule et unique région. Les services de sécurité tunisiens ont réalisé d'importants progrès en matière de lutte antiterroriste au prix d'énormes sacrifices.

La nouvelle est tombée hier, en début d'après-midi. Huit membres de la garde nationale (gendarmerie) tunisienne ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe terroriste, au nord-ouest de la Tunisie. C'est ce qu'a rapporté un communiqué du ministère tunisien de l'Intérieur qui a précisé que les éléments de la garde nationale étaient en opération dans le secteur de Aïn Sultan, relevant du gouvernorat de Jendouba, près de la frontière algérienne. Le général Sofiane Ezzak a situé cette embuscade à seulement quelques dizaines de km de la frontière algérienne, laissant supposer qu'il pourrait s'agir d'un groupe provenant de notre pays. C'est ce qui s'appelle tirer des plans sur la comète. La surveillance permanente et rigoureuse de la frontière est par l'armée nationale populaire est suffisamment rigoureuse pour exclure cette éventualité, d'une part. D'autre part, il va de soi qu'au moment où la conjoncture tunisienne escompte une embellie prometteuse quant au retour des touristes étrangers dans le pays, encore porteur des stigmates de la crise induite par plusieurs années de léthargie économique, les groupes terroristes ne peuvent avoir d'autre ambition que celle de contrecarrer les efforts du gouvernement en tentant des opérations de ce genre. Le fait que celle-ci intervienne dans la région de Jendouba ne signifie pas que la menace est circonscrite à cette seule et unique région. Les services de sécurité tunisiens ont réalisé d'importants progrès en matière de lutte antiterroriste au prix d'énormes sacrifices. Il n'en demeure pas moins que, pour des raisons de conjonctures internationales évidentes, la menace existe et persiste non seulement à Jendouba mais aussi dans d'autres régions, notamment du côté sud-est du pays. Le pays est confronté en effet, depuis la révolution de 2011, à un essor de la mouvance soi-disant jihadiste, qui a tué des dizaines de policiers et militaires, mais aussi des civils et des touristes étrangers.
La plupart des attentats ont certes été commis dans la zone du mont Chaâmbi. Le 29 juillet 2013, huit militaires y avaient été tués, certains égorgés, dans une embuscade pendant le Ramadhan. En août, l'armée a mené une opération aérienne et terrestre dans cette partie du centre de la Tunisie. Mais un an plus tard, presque jour pour jour, quinze soldats sont tués après un assaut «terroriste» à l'heure de la rupture du jeûne pendant le Ramadhan, selon le ministère de la Défense. C'était l'attaque la plus meurtrière de l'histoire de l'armée.
L'année 2015 restera tristement dans les annales du terrorisme en Tunisie puisqu'entre mars et juin, Daesh ouvrira une page sanglante avec les assassinats de plusieurs dizaines de touristes étrangers ainsi que de policiers et de membres de la garde nationale. Tout cela pour dire que le retour d'un certain nombre d'extrémistes partis combattre en Irak et en Syrie, puis en Libye lors des affrontements entre Daesh et les milices de Misrata, constituent aujourd'hui de nombreux réseaux dormants qui peuvent à tout moment compromettre gravement les efforts du gouvernement Youssef Chahed pour sortir la Tunisie du marasme économique et social, dans un contexte de revendications et même d'exaspération des couches les plus défavorisées. La coopération sécuritaire entre l'Algérie et la Tunisie a permis de circonscrire fortement la menace et de surveiller la frontière commune afin de réprimer toutes les tentatives d'infiltration. Exemplaire à plus d'un titre, elle a aussi contribué à l'instauration d'un climat de sérénité hautement apprécié par les habitants de part et d'autre de la frontière où des projets de développement sont entrepris par les deux pays afin de renforcer les liens historiques qui les unissent.

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