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LA CORÉE DU NORD RESTITUE LES DÉPOUILLES MORTELLES DE SOLDATS AMÉRICAINS

Une bouffée d'oxygène pour Trump

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Cette annonce coïncide avec une date symbolique: le 27 juillet marque l'anniversaire de l'armistice qui avait mis un terme au conflit de 1950-1953, même si aucun traité de paix formel n'a jamais été conclu.

La Corée du Nord a lancé hier le processus complexe de restitution des dépouilles mortelles de militaires américains tombés pendant la guerre il y a plus de 65 ans, comme elle s'y était engagée en juin lors d'un sommet historique avec les Etats-Unis.»Après tant d'années, ça va être un grand moment pour tant de familles. Merci à Kim Jong Un», a lancé le président américain Donald Trump dans un tweet. Le dirigeant nord-coréen «remplit aujourd'hui une part de l'engagement qu'il a pris» auprès du président américain «de restituer nos soldats américains tombés», a commenté la Maison-Blanche. «Nous sommes encouragés par les actes de la Corée du Nord et cette séquence favorable à un changement positif», a-t-elle ajouté. Un avion de l'US Air Force contenant des dépouilles a quitté Wonsan en Corée du Nord pour les transférer sur la base aérienne d'Osan, en Corée du Sud, où il est arrivé aux alentours de 02h00 GMT hier. Une cérémonie formelle de rapatriement aura lieu le 1er août. D'après le commandement des Nations unies en Corée du Sud (UNC), l'appareil transportait 55 lots de dépouilles. «C'était une mission réussie résultant d'une coordination poussée», a déclaré le général Vincent Brooks, commandant de l'UNC et des forces américaines en Corée du Sud. «Nous nous préparons désormais à honorer nos morts avant qu'ils ne poursuivent leur voyage de retour à la maison».
Cette annonce coïncide avec une date symbolique: le 27 juillet marque l'anniversaire de l'armistice qui avait mis un terme au conflit de 1950-1953, même si aucun traité de paix formel n'a jamais été conclu. Il s'agit du dernier des quatre engagements de la déclaration de Singapour signée le 12 juin par Donald Trump et Kim Jong Un. «Les Etats-Unis et la République populaire démocratique de Corée s'engagent à retrouver les dépouilles des prisonniers de guerre et des soldats portés disparus au combat» et à «rapatrier immédiatement ceux qui ont déjà été identifiés», affirmaient-ils. Dès les jours qui ont suivi le sommet, la restitution des premières dépouilles a été présentée comme imminente côté américain. Mais les discussions se sont révélées plus complexes que prévu, et il a fallu, pour débloquer la situation, une visite du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo à Pyongyang début juillet, puis des réunions de travail entre délégations des deux pays à la frontière entre les deux Corées. La concrétisation de cette promesse est pour l'instant toute relative: selon Washington, il s'agit d'une «première étape significative pour reprendre le rapatriement» mais aussi «les opérations de terrain en Corée du Nord afin de retrouver les quelque 5 300 Américains qui ne sont jamais rentrés à la maison».
Un premier accord entre Washington et Pyongyang avait permis le rapatriement de 229 lots de dépouilles entre 1990 et 2005. Mais ce processus avait fait les frais de la dégradation des relations. Sa reprise, même s'il s'agit d'un point secondaire, est une bouffée d'oxygène pour l'administration Trump, qui peine à apporter la preuve que le sommet de Singapour et le spectaculaire rapprochement entre les Etats-Unis et la Corée du Nord portent leurs fruits. Le président a salué le début de démantèlement par le régime reclus des infrastructures de sa principale base de lancement de satellites. Mais dans les faits, les négociations patinent sur l'enjeu crucial des relations entre les deux pays longtemps ennemis: la dénucléarisation nord-coréenne. Hormis ce début de démantèlement d'un site, qui reste à vérifier, aucune avancée concrète n'a été annoncée depuis le 12 juin et, malgré la poursuite des tractations, les modalités et le calendrier du démantèlement «complet» et «vérifié» du programme nucléaire de Pyongyang demeurent inconnus. La définition même de dénucléarisation telle qu'envisagée par Kim Jong Un reste floue, et son régime n'a jamais fourni une déclaration exhaustive de ses installations et de son arsenal. Face à ces atermoiements, Washington, tout en affichant son optimisme, souffle le chaud et le froid.
Après avoir réclamé une dénucléarisation qui démarre «très rapidement» pour que «l'essentiel du désarmement» soit achevé d'ici fin 2020 au terme du premier mandat de Donald Trump, l'administration américaine a récemment assuré que rien ne presse et qu'il «n'y a pas de date butoir». Mais des signes d'impatience percent, d'autant qu'en parallèle, la pression internationale commence à se relâcher, la Chine et la Russie notamment étant accusées de ne plus mettre en oeuvre aussi fermement les sanctions de l'ONU. «Nous sommes engagés dans une diplomatie patiente, mais nous ne laisserons pas cela s'éterniser sans résultat», a ainsi prévenu mercredi Mike Pompeo, reconnaissant devant le Congrès américain que la Corée du Nord continue de produire des matériaux fissiles.

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