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YÉMEN

Gouvernement et rebelles iront aux pourparlers de Genève

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L'envoyé spécial des Nations unies, Martin Griffiths, a affirmé au Conseil de sécurité de l'ONU qu'une «solution politique était possible» au Yémen et que les différentes parties seraient convoquées pour entamer des pourparlers de paix le 6 septembre à Genève.

Le gouvernement du président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, a annoncé vendredi sa participation aux pourparlers de paix en septembre à Genève, ont rapporté des médias locaux. «Nous allons y participer, mais nous ne sommes pas optimistes», a déclaré un responsable du gouvernement qui s'est exprimé sous le couvert de l'anonymat. Ce dernier a précisé toutefois que des «divergences énormes» séparaient encore le gouvernement et les éléments du mouvement d'Ansarallah (Houthis). L'envoyé spécial des Nations unies, Martin Griffiths, a indiqué jeudi au Conseil de sécurité de l'ONU qu'une «solution politique était possible» au Yémen et que les différentes parties seraient convoquées pour entamer des pourparlers de paix le 6 septembre à Genève. Le mouvement Ansarallah (Houthis) n'a pas encore fait connaître sa position sur ces négociations.
En 2016, des pourparlers politiques sous l'égide de l'ONU avaient buté sur plusieurs points, notamment le retrait des éléments Houthis de plusieurs villes et le partage des responsabilités au sein de l'Etat avec le gouvernement d'Abd Rabbo Mansour Hadi, reconnu par communauté internationale.
Les rebelles yéménites Houthis eux aussi se disent prêts à participer aux pourparlers de paix en septembre à Genève sous l'égide de l'ONU, a annoncé hier un de leurs dirigeants. «Nous n'avons pas d'objection à participer à ce genre de consultations et à nous rendre dans un pays neutre», a déclaré Salim El Mighlis, membre du bureau politique d'Ansarallah, la branche politique des rebelles au Yémen. Cette déclaration intervient peu après l'annonce faite par le gouvernement du président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, reconnu par la communauté internationale.
Jeudi, l'envoyé spécial des Nations unies, Martin Griffiths, a affirmé au Conseil de sécurité de l'ONU qu'une «solution politique était possible» au Yémen et que les différentes parties seraient convoquées pour entamer des pourparlers de paix le 6 septembre à Genève.
Pays pauvre de la péninsule arabique, le Yémen est en proie à un conflit meurtrier entre les troupes du président Hadi, soutenu par une coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite, et les rebelles Houthis qui se sont emparés de vastes pans du territoire, dont la capitale Sanaa.
La guerre a fait plus de 10.000 morts depuis l'intervention de la coalition en mars 2015 et provoqué «la pire crise humanitaire» au monde, selon l'ONU. En 2016, des pourparlers politiques sous l'égide de l'ONU avaient buté sur plusieurs points, notamment le retrait des rebelles Houthis de plusieurs villes stratégiques et le partage du pouvoir avec le gouvernement.

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