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UN ATTENTAT A CIBLÉ LE PRÉSIDENT VÉNÉZUÉLIEN

Maduro accuse son homologue colombien

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La tribune présidentielle avant l'explosionLa tribune présidentielle avant l'explosion

C'est au moment où le président Maduro entamait un discours devant un parterre de hauts gradés militaires et des pelotons mobilisés pour la circonstance qu'on a entendu une explosion, suscitant la surprise puis l'inquiétude de la tribune présidentielle...

Au cours d'une cérémonie militaire présidée par le chef de l'Etat vénézuélien, Nicolas Maduro, un attentat a été commis avec des drones chargés d'explosifs dans le but d'abattre le chef du régime bolivarien. Très vite, le président Maduro a pointé du doigt son homologue colombien, Juan Manuel Santos, l'accusant d'être derrière cette tentative d'assassinat. La réaction de la présidence colombienne n'a pas elle non plus tardé qui estime cette accusation «sans fondement». Mais pour le président vénézuélien, il n'y aurait pas le moindre doute quant à la paternité de cette tentative à laquelle ont été associés des «financiers» résidents aux Etats-Unis, raison pour laquelle il a demandé au président Donald Trump d'agir:»Il s'agit d'un attentat pour me tuer, aujourd'hui, on a essayé de m'assassiner (...), je n'ai aucun doute sur le fait que le nom de Juan Manuel Santos est derrière cet attentat», a ainsi affirmé Maduro lors d'un discours retransmis à la télévision et la radio, évoquant «deux explosions». «Les premiers éléments de l'enquête indiquent que plusieurs financiers vivent aux Etats-Unis, en Floride. J'espère que le président Donald Trump est disposé à combattre les groupes terroristes», a-t-il ajouté, précisant: «Je ne vais pas m'avancer davantage mais l'enquête a déjà bien progressé». C'est au moment où le président Maduro entamait un discours devant un parterre de hauts gradés militaires et des pelotons mobilisés pour la circonstance qu'on a entendu une explosion, suscitant la surprise puis l'inquiétude de la tribune présidentielle tandis que les centaines de militaires rompaient aussitôt les rangs pour fuir dans tous les sens sous les caméras de la télévision publique. Réagissant au propos de Maduro et au commentaire lapidaire de la présidence colombienne, Washington a affirmé n'être en rien impliqué dans l'attentat survenu à Caracas samedi, par la voix du conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton.»Je peux dire catégoriquement qu'il n'y a eu absolument aucune participation du gouvernement américain là-dedans», a-t-il déclaré sur la chaîne Fox.»Si le gouvernement vénézuélien dispose de solides informations qu'il veut nous soumettre et qui montreraient une possible atteinte au droit pénal américain, nous les observerons sérieusement, mais en attendant, nous devrions vraiment nous concentrer sur la corruption et l'oppression du régime au Venezuela», a ajouté John Bolton.D'un autre côté, le président cubain Miguel Diaz-Canel et le chef du Parti communiste de Cuba (PCC) Raul Castro ont promptement condamné l'attentat et ont renouvelé leur soutien au chef de l'Etat vénézuélien. «Le général Raul Castro Ruz, premier secrétaire du PCC, et le président Miguel Diaz-Canel condamnent énergiquement la tentative d'attentat contre le président Nicolas Maduro», a déclaré le ministère cubain des Affaires étrangères sur son compte Twitter. Tous deux ont tenu à réitérer «leur entière solidarité et leur soutien sans réserve au président Maduro, au gouvernement et à l'Union civico-militaire du peuple bolivarien et chaviste», selon le ministère cubain. Depuis l'arrivée au pouvoir de Hugo Chavez en 1999, Cuba et le Venezuela forment une alliance sacrée, Caracas étant en outre un partenaire stratégique du régime castriste affecté pendant de longues années par la disparition de l'Urss. Nicolas Maduro a maintenu les liens tissés par Chavez avec Fidel Castro. Les échanges et les concertations entre les deux pays sont intenses pour faire face à la menace réactionnaire dans une Amérique latine où la plupart des régimes progressistes se sont vus balayés par une stratégie de déstabilisation socio-économique qui a remplacé les coups d'Etat des années 70.
Les pressions de cette nature se sont considérablement intensifiées depuis deux ans pour amener la chute du régime bolivarien de Nicolas Maduro, mais en vain. Malgré une crise économique sans précédent et un blocus effréné, le Venezuela parvient à maintenir le cap avec l'aide soutenue de certains pays amis et alliés comme la Russie qui a, elle aussi, vivement condamné l'attentat de samedi dernier et assuré le président Maduro de son soutien effectif.

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