Prévisions pour le 21 Septembre 2018

 Adrar Min 27 °C Max 38 °C
23
 Laghouat Min 16 °C Max 28 °C
34
 Batna Min 13 °C Max 23 °C
30
 Biskra Min 20 °C Max 33 °C
32
 Tamanrasset Min 20 °C Max 28 °C
30
 Tlemcen Min 16 °C Max 25 °C
32
 Alger Min 18 °C Max 26 °C
30
 Saïda Min 16 °C Max 25 °C
30
 Annaba Min 21 °C Max 27 °C
47
 Mascara Min 15 °C Max 26 °C
30
 Ouargla Min 25 °C Max 33 °C
30
 Oran Min 21 °C Max 25 °C
34
 Illizi Min 22 °C Max 35 °C
32
 Tindouf Min 23 °C Max 34 °C
34
 Khenchela Min 14 °C Max 22 °C
30
 Mila Min 17 °C Max 24 °C
39
 Ghardaïa Min 21 °C Max 30 °C
30
Accueil |Internationale |

APRÈS LE LIMOGEAGE DU MINISTRE IRANIEN DE L'ECONOMIE

Rohani face à une crise économique aiguë

Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Les opposants conservateurs au président Rohani, hostiles depuis longtemps à sa volonté de rapprochement avec les pays occidentaux et de souplesse en matière de libertés civiles, imputent en outre la crise traversée à la corruption.

Le Parlement iranien a voté dimanche en faveur du limogeage du ministre de l'Economie, Massoud Karbassian, un nouveau revers pour le gouvernement du président Hassan Rohani, qui fait face à une crise économique sur fond de rétablissement de sanctions américaines. M. Karbassian est le deuxième ministre limogé depuis le début du mois sur vote du Parlement, après celui du Travail, Ali Rabiie, le 8 août. Le gouvernement de M. Rohani essuie les critiques pour ne pas avoir saisi les opportunités liées à l'accord nucléaire de 2015 et ne pas s'être attaqué au chômage et à l'inflation. Et depuis que les Etats-Unis se sont retirés de l'accord en mai et ont rétabli au début du mois des sanctions contre Téhéran, la capacité du président Rohani à attirer des investissements étrangers semble encore moindre. Par peur des sanctions américaines, un grand nombre de groupes internationaux ont déjà annoncé leur retrait du pays, à l'instar des groupes français Total, Peugeot et Renault, et des allemands Siemens et Daimler. Les opposants conservateurs au président Rohani, hostiles depuis longtemps à sa volonté de rapprochement avec les pays occidentaux et de souplesse en matière de libertés civiles, imputent en outre la crise traversée à la corruption. «L'inefficacité et le manque de programme (du gouvernement) n'ont rien à voir avec les sanctions», a argué un député conservateur avant le vote de défiance envers le ministre de l'Economie et des Finances. Selon Abbas Payizadeh, «les mauvaises décisions ont nui au peuple et conduit certains à piller les ressources publiques». S'il peut toujours compter sur le soutien de l'important bloc réformateur au Parlement, Hassan Rohani, considéré comme politiquement modéré, voit certains de ses alliés lui échapper. «Qu'avons- nous fait avec cette nation? Nous l'avons rendue misérable (...). La classe moyenne s'approche de la pauvreté», a déploré Elias Hazrati, un député du camp réformateur, qui s'est désolidarisé de son gouvernement en votant en faveur du limogeage du ministre de l'Economie.
M. Karbassian a été désavoué par 137 parlementaires contre 121, et deux abstentions lors d'un vote de confiance retransmis à la radio. Cette décision avec effet immédiat laisse au président Rohani la tâche de lui désigner un successeur. Selon M. Hazrati, le gouvernement ne s'est pas non plus préparé aux conséquences des sanctions américaines, dont la deuxième vague, contre le secteur énergétique, entrera en vigueur le 4 novembre. «Nous n'étions pas préparés et nous ne le sommes toujours pas», a-t-il déploré.»Le ministre de l'Economie est le seule que nous pouvions tenir pour responsable. Sinon, c'est au président que nous aurions dû retirer notre confiance», a-t-il ajouté.
Réélu l'an dernier après un premier mandat de quatre ans, le président Rohani bénéficie toujours du soutien du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, qui a déclaré ce mois-ci que le destituer reviendrait «à jouer le jeu de l'ennemi». Convoqué par le Parlement pour la première fois, le président Rohani doit s'exprimer mardi à propos de la crise actuelle, dont l'effondrement de la monnaie -qui a perdu près des deux tiers de sa valeur en six mois-, est le fait le plus marquant. Si cette baisse s'explique en partie par l'hostilité américaine, elle est également due à la décision de la banque centrale en avril d'imposer un taux de change fixe face au dollar, qui a conduit à une explosion du marché noir. Elle est finalement revenue sur sa décision ce mois-ci. Les acteurs économiques iraniens pointent du doigt d'autres problèmes enracinés comme la dette bancaire et le rôle opaque joué par des organisations proches de l'armée dans l'économie.
M.Rohani a tenté de résoudre ces problèmes mais la plupart des Iraniens restent mécontents. Plusieurs villes ont récemment été le théâtre de manifestations sporadiques et de grèves, protestant contre le coût de la vie et les salaires impayés, et qui ont pu dégénérer en rassemblements violents contre le système lui-même. Des chiffres publiés samedi par la Banque centrale montrent une hausse considérable du prix de certains produits de première nécessité comparé à l'année dernière. Le prix des produits laitiers a augmenté d'un tiers, celui du poulet de 20% et des fruits frais de 71%.

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha