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POUR ANKARA, HAYAT TAHRIR AL-CHAM DEVIENT UN GROUPE «TERRORISTE»

Idlib entre le bruit et la terreur

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Les forces syriennes sont déjà autour d'IdlibLes forces syriennes sont déjà autour d'Idlib

Répondant à Mike Pompéo qui l'accusait vendredi dernier de «défendre l'assaut syrien et russe contre Idlib», Sergueï Lavrov a déclaré que les pays occidentaux «ne doivent pas entraver l'opération antiterroriste» car il «est nécessaire de liquider cet abcès».

Le regard est braqué depuis plusieurs jours maintenant sur le nord de la Syrie, à Idlib pour être précis, dans l'attente de l'offensive «imminente» de l'armée arabe syrienne et de ses alliés. Après la rencontre des MAE russe et turque à Moscou, jeudi dernier, voici que la Turquie vient officiellement de désigner, vendredi, le groupe extrémiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS), qui contrôle en partie la province syrienne d'Idlib, comme une organisation «terroriste». Le fait est d'autant plus significatif qu'il intervient au moment où Damas reste déterminé à lancer son offensive sur cette région du nord-ouest.
Selon un document publié au Journal officiel, le gouvernement turc a ajouté HTS à sa liste des «autres appellations utilisées» par Fateh al cham, alias le Front al-Nosra, ex-branche d'al-Qaïda en Syrie et organisation elle-même déjà classée comme «terroriste» par Ankara. Le Front al-Nosra a changé de nom en 2016 pour devenir le Front Fatah al-Cham, groupe qui a été dissous l'an dernier et dont les membres, ainsi que ceux d'autres organisations, ont formé le Hayat Tahrir al-Cham.
Cette organisation terroriste contrôle aujourd'hui 60% de la province d'Idlib, ultime région à échapper au contrôle total des forces armées syriennes, actuellement sur le point d'y lancer une attaque de grande envergure. Voilà plusieurs semaines, en effet, que l'armée mobilise des renforts aux quatre coins de cette province qui a accueilli tout au long de l'année 2017 et des premiers mois de 2018 les insurgés évacués de plusieurs villes et bastions comme la Ghouta orientale et rassemblés à Idlib, suivant le voeu exprimé en 2016 par le président russe Vladimir Poutine qui avait prophétisé alors: «mettez les tous dans le même panier et vous verrez qu'ils ne tarderont pas à s'entre-tuer». Et c'est exactement ce qui est advenu puisque Fateh al Cham s'est imposé à toutes les autres factions, y compris la plus puissante d'entre elles, Ahrar al Cham, après de sanglants affrontements. De sa victoire sur les autres groupes terroristes, est née Hayat Tahrir al Cham qui appelle depuis quelques jours les puissances occidentales à son secours et préparer même, selon les révélations effectuées par la Russie mardi dernier, une pseudo attaque chimique dont Damas serait rendue responsable. Moscou attribue la manoeuvre aux services spéciaux britanniques et prévient que le piège grossier ne fonctionnera pas désormais.Toujours est-il que d'intenses tractations sont actuellement en cours, notamment entre Ankara, qui soutient certains des groupes rebelles présents à Idlib, et Moscou, qui soutient le gouvernement syrien. Il semble que ces discussions et surtout la décision d'Ankara de classer Hayat Tahrir al Cham comme groupe terroriste constituent un feu vert pour l'offensive en préparation sur Idlib. Aucun commentaire officiel n'est venu confirmer ou infirmer l'idée, mais l'inquiétude exprimée par les puissances occidentales qui ont alerté contre les «conséquences catastrophiques» d'une opération militaire a résonné comme le signal d'une concession impuissante face aux données sur le terrain.
La Russie a considérablement renforcé sa présence militaire dans les eaux territoriales internationales, proches de la Syrie, laissant clairement apparaître sa détermination à accompagner ladite offensive par air et mer, s'il en était besoin, sachant que des troupes russes sont déjà engagées sur le front aux côtés de l'armée syrienne et de ses autres alliés, pour en finir avec le terrorisme importé en 2011 pour faire tomber le régime syrien et changer les caractéristiques géostratégiques dans la région. Ankara a renforcé, pour sa part, les 12 postes d'observation qu'elle a installés dans la province d'Idlib, sans doute avec l'aval de Moscou qui compte sur la Turquie pour faire avancer le processus d'Astana dont l'Iran est également partie prenante. Toujours est-il que la Russie dispose aujourd'hui en Syrie du plus important contingent naval depuis octobre 2015, date de son intervention militaire en soutien à l'armée syrienne et au président Bachar al Assad.
Répondant à Mike Pompéo qui l'accusait vendredi dernier de «défendre l'assaut syrien et russe contre Idlib», Sergueï Lavrov a déclaré que les pays occidentaux «ne doivent pas entraver l'opération antiterroriste» car il «est nécessaire de liquider cet abcès». Il semble bien que les Occidentaux se découvrent impuissants à contrecarrer l'offensive et se résignent à en atténuer les conséquences sur leurs intérêts et leurs plans dans la région.

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