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LE SG DE L'ONU RÉCLAME L'ARRÊT IMMÉDIAT DES HOSTILITÉS EN LIBYE

Un pari difficile pour Ghassan Salamé

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Les milices impliquées dans la crise libyenneLes milices impliquées dans la crise libyenne

Une quarantaine de personnes ont été tuées et une centaine blessées, en majorité des civils, durant la semaine écoulée, lorsque des milices rivales, officiellement attachées aux structures du GNA (ministère de l'Intérieur et Présidence), ont ouvert les hostilités.

La situation inquiétante dans laquelle se trouve la Libye et singulièrement la capitale Tripoli aux portes de laquelle des affrontements meurtriers durent depuis plusieurs semaines a des répercussions inévitables auprès des pays voisins et des grandes puissances alarmées par l'instabilité extrême qui prévaut dans un territoire censé accueillir dans moins de trois mois d'importantes élections législatives et présidentielle. C'est ainsi que le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a exhorté samedi «toutes les parties à immédiatement cesser les hostilités» et à «se conformer aux accords» de cessez-le-feu conclus dans le passé sous l'égide des Nations unies. Antonio Guterres «condamne la poursuite des violences dans et autour de la capitale de la Libye, et notamment les bombardements à l'aveugle auxquels ont recours des groupes armés, qui tuent et blessent des civils, dont des enfants», précise un communiqué de ses services. Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l'Italie et la France avaient, eux aussi, réclamé quelques heures plus tôt la fin des combats, dans un communiqué conjoint publié à Rome. Peine perdue puisque les affrontements sporadiques se poursuivent, certes moins sanglants que les précédents mais tout aussi significatifs de la tension aiguë qui prévaut dans la périphérie de la capitale libyenne.
Une quarantaine de personnes ont été tuées et une centaine blessées, en majorité des civils, durant la semaine écoulée lorsque des milices rivales, officiellement attachées aux structures du GNA (ministère de l'Intérieur et Présidence) mais dont les intérêts se heurtent pour ce qui est de la domination territoriale dans et autour de la capitale, ont ouvert les hostilités surtout dans les quartiers sud de Tripoli. Ce n'est pas la première fois que de tels affrontements ont lieu, pour les mêmes motifs, mais ces évènements illustrent le degré d'incertitude qui plane sur la feuille de route du médiateur onusien, Ghassan Salamé.
En Libye, le rôle et la place des milices demeurent à ce jour déterminants, notamment dans la région de la Tripolitaine qui est au coeur d'une lutte d'influence implacable pour des factions en quête de pouvoir et d'argent moyennant le contrôle de nombreux trafics. Appuyé par le Conseil de sécurité de l'ONU et soutenu par le groupe des pays voisins de la Libye (Algérie, Tunisie, Egypte) agissant dans le cadre du Haut comité de l'Union africaine pour la Libye, Ghassan Salamé croit dur comme fer à la réussite de son plan de paix basé sur l'organisation prochaine d'élections législatives et présidentielle que le maréchal Haftar a tenté de contester avant de s'incliner face aux pressions de la communauté internationale lors de la réunion de Paris. Mais les difficultés n'ont pas changé à ce jour n de nature ni d'importance et nombreux sont ceux qui ont intérêt à saborder la dynamique pour sauvegarder leurs propres intérêts qu'ils considèrent menacés par la stratégie onusienne mise en oeuvre.
L'optimisme affiché par les puissances rassemblées à Paris autour des trois principaux acteurs de la crise libyenne avait quelque chose de pathétique si l'on considère la prudence, sinon la réticence, avec laquelle une Déclaration a été faite, promettant d'accompagner positivement la démarche de Ghassan Salamé en lui apportant, si besoin est (et le besoin est vital, faut-il le dire) le soutien inconditionnel nécessaire au succès escompté. Laquelle Déclaration n'a eu qu'un engagement verbal, sans plus, et l'on connaît le parcours des engagements verbaux antérieurs qui ont été souscrits dans maintes et maintes réunions, notamment à Skhirat et Tunis.
Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, le GNA que dirige Fayez al Serraj s'évertue à multiplier les déclarations de bonne intention et c'est ainsi qu'ont été annoncées hier des activités du Conseil présidentiel au double plan national et international pour appuyer le processus de mise en oeuvre de la nouvelle Feuille de route pour une sortie définitive de la crise. Mais des combats intermittents ont repris entre les milices rivales, au sud de Tripoli, dès le lendemain d'une courte trêve décrétée après des affrontements sanglants, preuve que le GNA a toujours bien du mal à asseoir son autorité sur les milices qui le soutiennent et du coup, on voit mal comment il pourrait s'imposer aux autorités rivales de l'Est qui, à ce jour, contestent véhément sa légalité.

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