EXPERTS MILITAIRES RUSSES, IRANIENS, SYRIENS ET IRAKIENS SE SONT RÉUNIS À BAGHDAD

Huit civils tués dans des attaques de Daesh

De hauts commandants militaires russes, iraniens, syriens et irakiens se sont réunis samedi dernier à Baghdad pour discuter coopération sécuritaire et partage d'informations au Moyen-Orient où le groupe Etat islamique (EI), défait, continue de mener des attaques.

Huit personnes ont été tuées et quatre blessées dans deux attaques perpétrées par des jihadistes du groupe État islamique (EI) contre des civils, dimanche et lundi dans le nord de l'Irak, selon des responsables de la sécurité. L'EI a multiplié les attaques dans plusieurs régions de l'Irak depuis l'appel lancé par son chef, Abou Baqr al Baghdadi, il y a une dizaine de jours. Hier, «sept civils ont été tués quand des jihadistes ont tiré sur des maisons du village d'al-Bouchaher», à 25 kilomètres à l'ouest de Kirkouk, ville multi-ethnique au nord de la capitale Bagdad, a indiqué un responsable des services de sécurité irakiens. Un policier a été blessé dans cette attaque et des jihadistes ont attaqué, dans cette même province de Kirkouk, un bureau de change et volé 20 000 dollars avant de s'enfuir, a-t-il ajouté. Un autre civil a été tué et trois personnes blessées dans une attaque survenue dimanche à la sortie d'une mosquée près d'Ach-Charqat, l'un des derniers bastions repris à l'EI, selon un officier de police qui s'exprimait sous le couvert de l'anonymat. «L'homme, âgé de 80 ans, venait d'effectuer la dernière des cinq prières musulmanes quotidiennes quand des terroristes ont tiré sur lui», dans le village de Khanouka, à une centaine de kilomètres au nord de Bagdad, a-t-il rapporté. «Ce n'est pas la première attaque, car des jihadistes sont présents dans les monts Khanouka», qui surplombent la zone, a-t-il expliqué. Chassé de tous les centres urbains d'Irak fin 2017, l'EI a conservé des cellules clandestines dans d'autres zones montagneuses ou désertiques. Malgré ses importants revers en Irak et en Syrie, l'EI a commis en juillet des attaques meurtrières coordonnées dans le sud de la Syrie qui ont fait plus de 250 morts.
Par ailleurs, de hauts commandants militaires russes, iraniens, syriens et irakiens se sont réunis samedi dernier à Baghdad pour discuter coopération sécuritaire et partage d'informations au Moyen-Orient où le groupe Etat islamique (EI), défait, continue de mener des attaques. Le ministère de la Défense irakien a indiqué avoir reçu des délégations emmenées par les adjoints des chefs d'état-major d'Iran, de Russie et de Syrie pour «renforcer la coopération et la coordination en terme de sécurité et de renseignement entre ces pays». La Russie combat en Syrie aux côtés du régime de Bachar al-Assad. L'Iran est un grand allié de Damas et de Baghdad. Ces quatre pays avaient formé une chambre des opérations quadripartites qui a suivi l'avancée des combats contre l'EI, désormais chassé de tous les centres urbains d'Irak et cantonné à des réduits désertiques en Syrie. Il y a une semaine, le leader du groupe ultraradical, Abou Bakr al-Baghdadi, avait appelé ses partisans à poursuivre le combat, dans un enregistrement audio diffusé via des comptes de messagerie pro-EI.
Selon l'expert irakien Hicham al-Hachemi, il reste environ 2 000 terroristes de l'EI en activité en Irak, quasi exclusivement des ressortissants nationaux, avec seulement une centaine d'étrangers, répartis dans quatre régions et dont l'objectif «est de se venger de ceux qui les ont chassés».