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IL PRÉSIDERA UNE RÉUNION DU CONSEIL DE SÉCURITÉ FIN SEPTEMBRE

Trump cherche une pression maximale sur l'Iran

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La Russie s'est élevée contre la tenue de cette session spéciale sur l'Iran, considérant que «si cette réunion doit se tenir, il faudrait qu'elle permette de parler des conséquences négatives du retrait, cette année, des Etats-Unis de l'accord international» sur le nucléaire iranien.

Le président américain Donald Trump doit diriger fin septembre une réunion du Conseil de sécurité sur l'Iran, accusé par Washington de déstabiliser le Moyen-Orient. Cette session, au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement, est prévue le 26 septembre, en pleine semaine d'Assemblée générale annuelle des Nations unies, a précisé mardi l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley. Donald Trump doit également présider, deux jours plus tôt, une autre réunion du Conseil de sécurité consacrée au trafic de drogues dans le monde, a-t-elle ajouté lors d'une conférence de presse.
Interrogée sur une participation du président iranien Hassan Rohani à la réunion du 26 septembre, Nikki Haley a répondu qu'il «avait le droit» d'en faire partie...Le président iranien Hassan Rohani doit prononcer un discours devant l'Assemblée générale de l'ONU le 25 septembre. «Il est difficile de trouver un endroit (dans le monde) où l'Iran n'est pas dans un conflit», a justifié Nikki Haley. «Nous ne cherchons pas un résultat concret» à cette réunion, qui a pour principal objectif de faire comprendre à l'Iran «que le monde regarde» ses activités «déstabilisatrices» dans le monde, a-t-elle précisé. Depuis l'entrée en fonction du président Trump début 2017, l'Iran est dans le collimateur de Washington. Les Etats-Unis accusent Téhéran de chercher à se doter d'une arme nucléaire, dénoncent le développement de ses capacités balistiques et son influence grandissante au Moyen-Orient. Lors d'une réunion mardi matin du Conseil de sécurité, consacrée au programme de travail des Etats-Unis pour septembre et inhabituellement publique, la Russie s'est élevée contre la tenue de cette session spéciale sur l'Iran. Moscou a souligné qu'une discussion du Conseil de sécurité sur l'Iran ne pouvait intervenir que dans le cadre de la résolution ayant entériné en 2015 un accord international avec Téhéran visant à s'assurer que les activités nucléaires iraniennes n'ont qu'un objectif civil. Si une réunion sur l'Iran doit se tenir, il faudrait qu'elle permette de parler des conséquences négatives du retrait cette année des Etats-Unis de cet accord international, a fait valoir Dimitri Polyanski, ambassadeur russe adjoint à l'ONU. Sur décision de Donald Trump, ce retrait américain a provoqué une profonde fracture entre Washington et ses alliés européens et a porté un coup qui pourrait être fatal à l'accord avec Téhéran.
La présidence américaine du Conseil de sécurité en septembre risque de se traduire par plusieurs controverses avec les quatorze partenaires de Washington au Conseil de sécurité. Outre l'Iran, la première pomme de discorde est venue d'une décision américaine d'organiser ce mercredi une réunion sur les manifestations sanglantes au Nicaragua. La Russie, la Bolivie ou la Chine ont critiqué cette mise à l'agenda, jugeant que la situation au Nicaragua ne menaçait pas la sécurité et la paix internationales. Ces pays ont refusé de se joindre au consensus qui prévaut habituellement en début de mois pour l'approbation du programme de travail d'une présidence du Conseil de sécurité. La présidence américaine du Conseil de sécurité a aussi convoqué une réunion vendredi sur Idlib en Syrie, dont le régime syrien veut reprendre par la force le contrôle avec le soutien de la Russie, membre permanent du Conseil de sécurité. Moscou devrait à nouveau s'opposer à Washington et à ses alliés européens lors de cette rencontre. L'ambassadrice américaine a aussi annoncé une réunion le 10 septembre sur le «Venezuela et la corruption», qui devrait également susciter la même opposition au Conseil que celle qui a été exprimée pour le Nicaragua.

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