AFFRONTEMENTS À TRIPOLI

MSF demande l'évacuation de milliers de migrants

Des milliers de réfugiés et migrants, prisonniers dans des centres de détention à Tripoli, risquent d'être victimes des combats en cours entre milices et doivent être évacués de Libye «de toute urgence», a assuré hier Médecins sans frontières. Dans un communiqué, l'ONG écrit: «Au troisième jour d'un fragile cessez-le-feu à Tripoli (...) plusieurs milliers de réfugiés et migrants sont toujours pris au piège dans les centres de détention de la capitale. MSF demande que les mécanismes de relocalisation, au point mort depuis plusieurs mois, soient activés de toute urgence afin que ces personnes soient évacuées du pays le plus rapidement possible». «Plusieurs centres de détention de Tripoli sont situées sur les lignes de front», témoigne Ibrahim Younis, chef de mission MSF en Libye. «La distribution d'eau et de nourriture, habituellement assurée par une poignée d'organisations internationales qui sont aujourd'hui contraintes de suspendre leurs activités en raison de l'insécurité, est devenue très aléatoire et l'aide médicale disponible insuffisante». Dès le début des combats entre milices rivales, le 26 août, «MSF a perdu l'accès à l'un des centres de détention les plus peuplés où ses équipes de rendaient régulièrement, privant les 700 personnes confinées à l'intérieur de soin et d'assistance», poursuit le communiqué. Les affrontements entre milices et groupes armés divers, qui se partagent le contrôle de la capitale libyenne, ont fait au moins 63 morts et 159 blessés selon le ministère de la Santé.