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SYRIE

Le Conseil de sécurité réuni pour parler d'Idlib

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Le Conseil de sécurité réuni pour parler d'Idlib

Les États-Unis, qui assurent en septembre la présidence tournante du Conseil de sécurité, ont confirmé lundi la tenue publique de cette session. La province d'Idlib, située dans le nord-ouest syrien, et les territoires adjacents ont été ces derniers jours la cible de bombardements.

Le Conseil de sécurité se réunissait hier pour discuter une nouvelle fois de la province syrienne d'Idlib, où l'ONU dit craindre «la pire catastrophe humanitaire» du siècle si les forces armées syriennes et alliées attaquent l'ultime grand bastion des groupes terroristes et insurgés. La réunion a eu lieu à 15H00 GMT à l'ONU. Elle a été réclamée cette fois par la Russie, afin de rendre compte du sommet tripartite tenu vendredi à Téhéran, qui a échoué. «À la suite d'une requête de certains membres du Conseil de sécurité, la délégation russe demande à la présidence américaine du Conseil d'organiser une réunion mardi à 11h00 pour transmettre les résultats du troisième sommet trilatéral» (Iran, Russie, Turquie), indique la demande écrite de Moscou. Les États-Unis, qui assurent en septembre la présidence tournante du Conseil de sécurité, ont confirmé lundi la tenue publique de cette session. La province d'Idlib, située dans le nord-ouest syrien, et les territoires adjacents ont été ces derniers jours la cible des bombardements à l'artillerie lourde syrienne et des frappes aériennes de Moscou. Plus de 30 000 personnes ont été déplacées en dix jours par les bombardements des armées syrienne et russe, a annoncé lundi l'ONU. Ces frappes sporadiques ont fait des morts parmi les civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). «Nous sommes profondément préoccupés par la récente escalade de la violence qui a entraîné le déplacement de plus de 30 000 personnes», a indiqué un porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA), David Swanson. En fin de semaine dernière, le Conseil de sécurité avait multiplié les réunions sur le sujet, à l'initiative des États-Unis ou de l'Union européenne, qui espéraient repousser la perspective d'une vaste offensive militaire du régime syrien pour reprendre le contrôle de cette province. Ces discussions n'avaient abouti à aucun résultat concret. Et vendredi, les participants au sommet tripartite de Téhéran avaient échoué à s'entendre sur une solution pacifique commune. Le président russe Vladimir Poutine, soulignant que Damas avait «le droit» de reprendre le contrôle de la totalité du territoire syrien, avait rejeté un cessez-le-feu pour la province réclamé par Ankara. Lors du week-end, l'aviation russe et les forces armées syriennes et alliées ont entamé le pilonnage de la région. La Turquie, pays frontalier, a appelé lundi à mettre fin à ces bombardements, qui se poursuivaient.»Notre priorité, c'est de mettre un terme dans les plus brefs délais à toutes les attaques qui sont menées depuis les airs ou au sol et de garantir la mise en place d'un cessez-le-feu et la stabilité» à Idleb, a déclaré le ministre de la Défense Hulusi Akar, cité par l'agence de presse étatique Anadolu. Sur place, une bonne partie de la population a choisi l'exode. A Idlib, les correspondants font état ces derniers jours de la fuite de nombreuses familles qui, dans des conditions très précaires, quittent le sud de la province pour gagner le nord et les environs de la frontière turque. Près de la moitié de ces déplacés sont installés dans des camps, certains ont trouvé refuge chez des familles du secteur, et d'autres ont loué des logements, d'après M. Swanson. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé hier, dans une tribune publiée dans le Wall Street Journal, la Russie et l'Iran, alliés de Damas, à empêcher la «catastrophe humanitaire» qui se profile dans la province syrienne d'Idlib. «L'obligation d'empêcher la prochaine effusion de sang n'est pas seulement celle de l'Occident. (...) L'Iran et la Russie ont autant la responsabilité de prévenir cette catastrophe humanitaire», écrit le chef de l'Etat turc. La province d'Idlib, située dans le nord-ouest de la Syrie près de la Turquie, et les territoires rebelles adjacents ont été ces derniers jours la cible des bombardements à l'artillerie lourde syrienne et des frappes aériennes de Moscou. La Turquie, qui appuie les rebelles, craint un nouvel afflux de réfugiés vers sa frontière, alors qu'elle accueille déjà plus de 3 millions de Syriens. Environ trois millions de personnes, dont la moitié sont déjà des déplacés d'autres régions de Syrie, vivent en effet à Idlib et dans les poches insurgées voisines, selon l'ONU. Au cours d'un sommet vendredi avec ses homologues russe, Vladimir Poutine et iranien Hassan Rohani, M. Erdogan avait échoué à obtenir un cessez-le-feu. La région est dominée par le groupe terroriste Hayat Tahrir al-Cham (HTS), issu d'Al Nosra, l'ex-branche d'Al-Qaïda en Syrie, mais d'autres groupes extrémistes comme Ahrar al Cham ou Faylaq al Rahmane qui avait recouru à la mise en scène d'une soi-disant attaque chimique à la Ghouta y sont également présents. Ces deux derniers groupes bénéficient du soutien de la Turquie.

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