Prévisions pour le 17 Decembre 2018

 Adrar Min 6 °C Max 21 °C
30
 Laghouat Min 5 °C Max 17 °C
32
 Batna Min 2 °C Max 11 °C
34
 Biskra Min 5 °C Max 21 °C
32
 Tamanrasset Min 6 °C Max 19 °C
32
 Tlemcen Min 7 °C Max 15 °C
34
 Alger Min 7 °C Max 17 °C
34
 Saïda Min 4 °C Max 13 °C
30
 Annaba Min 10 °C Max 17 °C
11
 Mascara Min 7 °C Max 17 °C
30
 Ouargla Min 7 °C Max 19 °C
32
 Oran Min 10 °C Max 18 °C
30
 Illizi Min 3 °C Max 21 °C
32
 Tindouf Min 7 °C Max 19 °C
28
 Khenchela Min 2 °C Max 12 °C
34
 Mila Min 6 °C Max 15 °C
30
 Ghardaïa Min 8 °C Max 19 °C
32
Accueil |Internationale |

UNE RENCONTRE COMMUNAUTAIRE A LIEU AVEC LE PREMIER MINISTRE AU MALI

Un groupe armé annonce une trêve

Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Le Premier ministre a assuré de «la volonté du gouvernement malien de faire tout ce qu'il faut pour ramener la paix, pour la consolider», promettant une présence accrue de l'Etat par les projets de développement.

Le chef d'un groupe armé dogon accusé d'exactions envers des civils peuls dans le centre du Mali s'est engagé mardi à un cessez-le-feu lors d'une rencontre à Mopti entre les deux communautés présidée par le Premier ministre, Soumeylou Boubeye Maïga. Dans le centre du Mali, les violences intercommunautaires se multiplient depuis trois ans entre Peuls, traditionnellement éleveurs, et les ethnies bambara et dogon, pratiquant majoritairement l'agriculture. «Dogons, Peuls, nous sommes des frères. Je dépose les armes, mais il faut que l'Etat malien assure la sécurité de tous les citoyens», a déclaré Youssouf Toloba, chef d'état-major du groupe Dan Nan Ambassagou, affilié aux chasseurs traditionnels dogons. «Il faut que l'Etat malien trouve du travail aux jeunes», a poursuivi M. Toloba, resté invisible ces derniers mois, dont le groupe a signé la semaine dernière un «engagement en faveur d'un cessez-le-feu unilatéral», après avoir repoussé une initiative en ce sens un mois auparavant.
Le Premier ministre a assuré de «la volonté du gouvernement malien de faire tout ce qu'il faut pour ramener la paix, pour la consolider», promettant une présence accrue de l'Etat par les projets de développement. M. Maïga avait présidé en mars à Koro, près de la frontière burkinabè, épicentre de ces violences, une rencontre de réconciliation entre dirigeants peuls et dogons où il s'était engagé à «désarmer de gré ou de force les milices». Mais ces violences se sont au contraire multipliées. Depuis le début de l'année, elles ont fait plus de 300 morts parmi les civils dans le centre du pays, selon l'ONU. Les Peuls dénoncent des exactions de la part de groupes de chasseurs, tolérés voire encouragés selon eux au nom de la lutte contre les terroristes, par les autorités ou l'armée, ce que dément le gouvernement. Plus tôt dans la journée, à l'occasion de la rentrée des classes, le Premier ministre avait mené près de Mopti une opération de réouverture d'écoles fermées à cause de l'insécurité. «L'Etat va renforcer la sécurité pour permettre aux enfants d'aller à l'école. Nous serons présents plus que jamais», a-t-il déclaré. M. Maïga a également procédé à la distribution de kits scolaires et annoncé le financement de cantines pour encourager les enfants à retourner en classe. Il s'est également rendu à Bandiagara pour la pose de la première pierre d'une université. «A la fin de l'année scolaire, en raison de l'insécurité résultant des menaces et des attaques de groupes extrémistes violents, 735 écoles sont restées fermées» au Mali, dont 464 dans la région de Mopti, souligne dans son dernier rapport trimestriel sur le pays le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres. Il a été établi «que 1.108 écoles avaient fermé leurs portes au moins une fois (pendant 20 jours d'affilée) durant l'année scolaire 2017-18» privant «332.400 enfants de scolarité», selon le rapport.

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha