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TRUMP INTERPELLE, UNE NOUVELLE FOIS, LE ROI SALMANE

"L'Arabie doit payer"

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Entre l'or et l'or noir, le choix de Trump est faitEntre l'or et l'or noir, le choix de Trump est fait

Donald Trump n'a que faire de la mesure diplomatique et c'est pourquoi il a pris à partie le roi et la famille régnante en ces termes: «Nous protégeons l'Arabie saoudite. Ils sont riches. J'aime le roi Salmane. Mais je lui ai dit: ‘‘Nous vous protégeons mais vous ne resteriez pas au pouvoir deux semaines, sans nous''.»

On connaissait la propension du président américain Donald Trump aux superlatifs quand il s'agit de manifester un enthousiasme pour telle ou telle opération. Or, un excès en cache toujours un autre, quoique de nature contraire, et le milliardaire républicain verse aussi allègrement dans le vocable le plus péjoratif, selon les circonstances. C'est ce qu'il a fait mardi dernier, à l'occasion d'un meeting rassemblant ses partisans du Mississipi, ravis de l'entendre descendre en flammes, à travers des railleries féroces, la victime supposée du candidat à la Cour suprême Brett kavanaugh.
Mais il n'y a pas eu que cela. Faisant fi des salamalecs qui ont jalonné sa visite officielle en Arabie saoudite, «sanctionnée» par une pluie torrentielle de dollars (près de 500 milliards pour des achats essentiellement d'armes et de munitions) et confortant par-là même la stratégie de son administration aussi bien sur le plan interne que dans la région proche-orientale où Jared Kushner impose sa doctrine sioniste très engagée, Donald Trump a violemment pris à partie ses «amis» saoudiens, avec, à leur tête, le roi Salmane qui les avait couverts d'or, lui et son épouse.
Evidemment, ces sommes colossales n'étaient pour lui qu'un gage avilissant destiné à payer le parapluie américain face aux «menaces» d'une puissance chiite dont la montée inquiète au plus haut point la monarchie saoudienne. Point besoin, donc, de manifester une quelconque reconnaissance, pas même une retenue teintée de condescendance. Face à la vache à traire, Donald Trump n'a que faire de la mesure diplomatique et c'est pourquoi il a pris à partie le roi et la famille régnante en ces termes: «Nous protégeons l'Arabie saoudite. Ils sont riches. J'aime le roi Salmane. Mais je lui ai dit: Nous vous protégeons mais vous ne resteriez pas au pouvoir deux semaines, sans nous. Vous devez payer pour vos capacités militaires''.» Sans trop s'attarder sur les détails de cet entretien dont le moins qu'on puisse dire est qu'il n'est pas des plus protocolaires, surtout entre deux supposés pays «amis», voire même «alliés», au gré des circonstances, le président américain a sans doute réagi à vif par rapport à la situation des fluctuations énergétiques récentes.
Il avait demandé à l'Arabie saoudite d'accroître sa production pétrolière, considérablement, voire d'obtenir des autres membres de l'Opep qu'ils en fassent autant. Mais Riyadh a ses propres contraintes et la guerre menée au Yémen coûte fort cher, sans qu'on sache d'ailleurs de quel côté la balance va réellement pencher. Déçu par la réaction tempérée des Saoduiens, Donald Trump qui a la fâcheuse habitude de bousculer ses interlocuteurs, une habitude propre à l'homme d'affaires qu'il est et qu'il entend rester, n'a pas hésité à apostropher ainsi le roi Salmane, humilié par celui-là même auquel il avait réservé un accueil...royal. Un entretien téléphonique a bien eu lieu, si l'on s'en tient à une dépêche de l'agence saoudienne SPA, il y a une semaine, entre les deux dirigeants et Trump a effectivement réclamé une intervention saoudienne pour abaisser sensiblement le prix de l'or noir.
Mais ce n'est pas la première fois que Donald Trump bouscule les usages diplomatiques et s'en prend ainsi au Royaume saoudien. Durant la campagne électorale, il avait déjà annoncé la couleur en affirmant que les Ibn Saoud doivent payer beaucoup plus cher le parapluie américain s'ils ne veulent pas perdre leur trône!
Apparemment, son message n'avait pas été correctement décodé.

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