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ULTIMES RÉVÉLATIONS, LE JOURNALISTE EST BIEN TOMBÉ DANS UN PIÈGE

Le "Davos du désert" compromis

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Gel des projets du milliardaire britannique Richard Branson, désaffections en cascade pour un «Davos du désert» cher à Mohammed ben Salmane: l'affaire Khasshoggi refroidissait vendredi les ardeurs du monde des affaires, qui s'enthousiasmait encore il y a un an pour les pharaoniques projets économiques du prince héritier.
Le Financial Times est venu ajouter son nom à la liste des médias partenaires ayant décidé de bouder la deuxième édition du sommet «Future Investment Initiative» du 23 au 25 octobre à Riyadh.
Le quotidien économique aux pages saumon «ne sera pas partenaire (de l'événement) tant que la disparition du journaliste Jamal Khashoggi restera inexpliquée», a indiqué son rédacteur en chef, Lionel Barber, sur Twitter.
Avant lui, d'autres prestigieux partenaires tels que The New York Times et The Economist avaient déjà retiré leur soutien à cette conférence, vitrine du pharaonique plan «Vision 2030» de l'Arabie Saoudite, censé transformer le premier exportateur mondial de pétrole en géant technologique et touristique.
Le patron d'Uber, Dara Khosrowshahi, n'ira pas non plus à Ryad «à moins qu'une série de faits considérablement différents n'émerge» sur la disparition du journaliste saoudien, a-t-il dit à des journalistes, selon l'agence Bloomberg, elle même partenaire de l'événement.
Le fonds souverain saoudien avait investi 3,5 milliards de dollars en 2016 dans la compagnie de VTC.
Le géant allemand Siemens, dont le patron Joe Kaeser est également invité au sommet, n'a pour l'instant pas annulé sa participation mais le groupe a fait savoir qu'il «surveillait la situation de près».
Sur son site Internet, «Future Investment Initiative» annonce également la venue de la patronne du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde, du patron de la grande banque américaine JP Morgan, Jamie Dimon, ou encore du secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin. Côté français, les dirigeants de BNP Paribas, Société Générale, Thales, EDF et AccorHotels, sont annoncés.
«Les investisseurs ont trop d'intérêts pour se fâcher avec les Saoudiens», tempère toutefois le directeur adjoint du think tank français Institut de relations internationales et stratégiques (Iris).
Le milliardaire britannique Richard Branson, fondateur du groupe Virgin et l'un des invités les plus enthousiastes l'an dernier du premier «Davos du désert», a lui annoncé sa décision de geler plusieurs projets d'affaires avec le royaume.
L'Arabie saoudite lui a donné un poste de conseiller dans le tourisme et a promis d'investir un milliard de dollars dans ses projets de tourisme spatial.»Si ce qui a été rapporté à propos de la disparition du journaliste Jamal Khashoggi est véridique, cela changerait radicalement les perspectives d'affaires de tous les Occidentaux vis-à-vis du gouvernement saoudien», a déclaré M. Branson dans un communiqué publié jeudi soir.
L'ambiance s'est singulièrement rafraîchie, depuis l'édition 2017 du «Davos du désert».
L'Arabie saoudite avait alors sorti le grand jeu, à coups de lions en hologrammes et de robots qui parlent, pour éblouir 3500 chefs d'entreprise.
L'enjeu va bien au-delà du prestige: Mohammed Ben Salmane a besoin d'embarquer les grands patrons à bord de son ambitieux programme économique. Et il lui faut convaincre les investisseurs de bien accueillir la mise sur le marché de 5% du géant pétrolier Aramco, qui pourraient rapporter pas moins de 100 milliards de dollars.
Envisagée pour cette année, l'opération monstre a finalement été repoussée à fin 2020.

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