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TANDIS QUE RIYADH ASSURE IGNORER OÙ EST LE CORPS DE KHASHOGGI

Erdogan dira aujourd'hui "toute la vérité"

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L'un des deux avions utilisés par le commando saoudien à IstanbulL'un des deux avions utilisés par le commando saoudien à Istanbul

Le président Erdogan est monté au créneau pour répéter lors d'un meeting à Istanbul: «Nous cherchons la justice ici, et toute la vérité sera révélée (...), la vérité nue.» Il fera une déclaration très attendue sur cette affaire, aujourd'hui même, devant le Parlement turc.

Alors que le ministre saoudien de l'Intérieur déclarait dimanche soir que son pays ignore où se trouve le corps de Jamal Khashoggi, tout en assurant que le prince héritier Mohamed Ben Salmane n'a rien à voir avec cet «incident», voilà que des sources confiaient hier au site MEE qu'une partie du corps de Jamal Khashoggi a été exfiltrée de Turquie par l'un des gardes du corps du prince héritier. Maher Abdulaziz Mutrib, officier des services de renseignement impliqué dans l'assassinat du journaliste. Mutrib aurait emporté une partie du corps dans un grand sac, ont même précisé les dites sources qui affirment que le corps de Khashoggi a été démembré en quinze morceaux. Mutrib, souvent présent dans les déplacements de l'héritier du trône saoudien, a quitté Istanbul le 2 octobre, jour de la mort de Khashoggi, dans un avion privé qui a décollé à 18 h 20 heure locale. Ses bagages n'ont pas été vérifiés quand il a traversé le salon VIP de l'aéroport Atatürk et l'avion, immatriculé HZ-SK1, non plus. Cela est du au fait qu'il est titulaire d'un passeport diplomatique, d'une part, et que l'avion concerné a décollé avant que l'alerte ne soit donnée sur la «disparition» du journaliste. Quant au second appareil, il a été par contre fouillé de fond en comble sans que l'opération ne soit concluante.
C'est à ce stade que les enquêteurs turcs semblent pour l'heure parvenus. Et c'est aujourd'hui même que le président Recep Tayyip Erdogan doit révéler «toute la vérité», comme il s'y est engagé à plusieurs reprises, pendant que l'Arabie saoudite continue à affirmer son «ignorance» quant aux «détails» de la mort de Jamal Khashoggi ainsi que l'endroit où se trouve sa dépouille ou des morceaux de son corps. Propos accueillis avec beaucoup d'incrédulité par plusieurs capitales, parmi lesquelles Washington où le président Trump a encore changé son fusil d'épaule, hier soir, allant jusqu'à dénoncer des «mensonges» saoudiens! De son côté, le président Erdogan est monté au créneau pour répéter lors d'un meeting à Istanbul: «Nous cherchons la justice ici, et toute la vérité sera révélée (...), la vérité nue». Il fera une déclaration très attendue sur cette affaire aujourd'hui même au Parlement turc. On peut penser que le dirigeant proche des Frères musulmans et du Qatar s'emploiera avec une certaine jouissance à brandir «toute la vérité» de manière à tirer à vue sur l'Arabie saoudite sans même en avoir l'air!
Londres, Berlin et Paris ont de leur côté signé un communiqué commun pour exprimer leur «besoin urgent de clarification» sur les circonstances de la mort «inacceptable» de Jamal Khashoggi. La chancelière Angela Merkel avait été la plus déterminée en ce sens, demandant un gel des livraisons d'armes à Riyadh dont la guerre au Yémen a fait des dizaines de milliers de victimes, dont une multitude d'enfants et provoqué la plus grave crise humanitaire au monde, selon l'ONU.
Quant à Donald Trump, il a encore viré sa cuti après avoir jugé «crédible» la version de Riyadh. Hier, il a vertement critiqué ses «tromperies et mensonges» et estimé que «leurs histoires partent dans tous les sens». Dans un entretien téléphonique avec Erdogan, il a été donc convenu de la «nécessité d'éclaircir» toute l'affaire. L'arrestation de 18 personnes en Arabie saoudite, le limogeage de deux hauts responsables des services de renseignements saoudiens proches du prince héritier Mohamed Ben Salmane, la valse hésitation observée pendant 17 jours durant lesquels on a affirmé que Khashoggi était «sorti» du consulat, soi-disant sain et sauf, avant de reconnaître qu'il était «mort», mais sans autre indication sur les conditions de son meurtre et le sort de sa dépouille, tout cela fait beaucoup pour un prétendant au trône dont la seule défense consiste à dire qu'il n'est au courant de rien.

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