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WASHINGTON VEUT UN ARRÊT DES RAIDS AÉRIENS SAOUDIENS AU YÉMEN

Le ton de la méfiance

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Les Etats-Unis ont appelé mardi soir à la fin de la guerre au Yémen, demandant notamment que cessent les frappes aériennes de la coalition menée par l'Arabie saoudite, un changement de ton remarqué dont les analystes pensent qu'il intervient après le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi. Le virage pris par les Etats-Unis sur la guerre au Yémen, Washington exigeant désormais que cessent les frappes aériennes de la coalition menée par Riyadh, illustre clairement un mécontentement croissant du gouvernement américain à l'égard du prince héritier saoudien, mais les spécialistes demeurent prudents et ne voient pas de terme proche au conflit. Le ministre américain de la Défense Jim Mattis a appelé mardi les belligérants au Yémen non seulement à cesser les hostilités mais également à ouvrir des négociations de paix «d'ici 30 jours». «Nous voulons voir tout le monde autour d'une table de négociations sur la base d'un cessez-le-feu», a déclaré M. Mattis au cours d'une conférence à Washington. «Nous devons faire ça d'ici 30 jours (...) et je pense que l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis sont prêts», a-t-il ajouté. Pourtant, la coalition dirigée par l'Arabie saoudite au Yémen a envoyé des renforts vers la côte ouest, en vue d'un nouvel assaut contre la ville portuaire de Hodeïda tenue par les rebelles Houthis. La coalition a déployé plus de 10.000 hommes pour participer à l'offensive et «sécuriser des zones libérées», a précisé une source militaire.
Les Emirats arabes unis jouent un rôle-clef au sol pour superviser les opérations. Les zones déjà libérées autour de la ville portuaire ont été remises à des troupes soudanaises, membres de la coalition chargées de les «sécuriser», afin que les forces yéménites puissent participer à l'offensive «dans quelques jours», a ajouté la même source militaire. Depuis dix jours, les Houthis ont positionné des combattants sur les toits de plusieurs bâtiments de Hodeïda, point d'entrée de trois quarts des importations au Yémen. Après l'échec de pourparlers soutenus par l'ONU en septembre, la coalition anti-rebelles a annoncé la reprise de son offensive lancée en juin contre Hodeïda. Une «pause» avait été marquée pendant l'été. Outre cette ville, les Houthis contrôlent la capitale Sanaa et le nord du pays. Alors que la situation ne cesse d'empirer, l'économie du Yémen, pays très pauvre de la péninsule arabique, est soutenue par l'Arabie saoudite qui a déjà transféré des milliards de dollars à la Banque centrale. Les adversaires du gouvernement yéménite dénoncent son «incompétence» et la «corruption» qui le mine. La guerre au Yémen a fait quelque 10.000 morts et plus de 56.000 blessés depuis l'intervention de la coalition, selon l'Organisation mondiale de la santé, mais des responsables humanitaires estiment que le bilan réel est nettement supérieur. Le conflit a provoqué la «pire crise humanitaire au monde», selon les termes de l'ONU, et le Yémen est menacé par une famine sans précédent en raison de cette guerre d'après les Nations unies.

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