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CONFÉRENCE DE PALERME SUR LA LIBYE

Haftar joue au chat et à la souris

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Viendra, viendra pas...Viendra, viendra pas...

Outre Fayez al Serraj, Salah Aguila et Khaled al Mechri, le gouvernement italien a également invité à la réunion des dignitaires ainsi que des représentants de tribus et de la société civile.

Comme en juin dernier à Paris, une conférence internationale sur l'avenir de la Libye, en proie au chaos depuis 2011, s'est ouverte hier à Palerme, en Italie, avec comme premier aléa et contretemps improductif sur les résultats des discussions, l'incertitude concernant la présence en Sicile du maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de la Cyrénaïque. Il s'agit là d'une nouvelle opération visant à concrétiser le processus électoral et politique envisagé par le médiateur de l'ONU, Ghassan Salamé, dans la feuille de route présentée en décembre 2017 au Conseil de sécurité de l'ONU. Son ambition d'organiser des consultations législatives et présidentielle avant la fin 2018 avait alors séduit les pays membres qui ont ensuite multiplié les pressions sur les protagonistes de la crise, mais en vain! A un mois de l'échéance fixée alors, à savoir le 10 décembre, on sait clairement aujourd'hui que non seulement le calendrier était intenable, mais que les multiples facettes de la crise sont tellement contraignantes qu'aucune solution hâtive et circonstanciée ne saurait suffire pour ouvrir la voie à une solution globale. Jeudi dernier, les Nations unies se sont résignées à reconnaître que, compte tenu des divisions et des luttes de pouvoir acharnées entre les différentes parties au conflit, la recherche d'une solution consensuelle implique le report du processus électoral à une date ultérieure, le printemps 2019 faisant office de nouveau cap pour le médiateur et ses efforts à Tripoli.La conférence de Palerme visait ainsi à conforter cette nouvelle approche, mais voilà que le refus injustifié de Khalifa Haftar d'y participer lui porte un coup regrettable, fragilisant davantage la médiation onusienne et démontrant, si besoin en est, que les forces de l'Armée nationale libyenne autoproclamée (ANL), qui contrôlent la plus grande partie du pays peuvent imposer leur loi, quelles que soient les pressions de la communauté internationale.Un des proches collaborateurs du maréchal libyen a d'ailleurs indiqué que le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte s'était rendu dimanche à Benghazi, dans l'est de la Libye, pour tenter de convaincre Khalifa Haftar de faire le déplacement à Palerme, une information catégoriquement démentie ensuite par une source proche du gouvernement italien. Du coup, on ne sait pas s'il y a eu un entretien téléphonique entre les deux hommes et quelles pourraient être les motifs invoqués par Haftar pour justifier son absence éventuelle ou confirmer sa participation, coupant court aux rumeurs actuelles.Toujours est-il que le fait même de le convier à la table des pourparlers aux côtés du chef du gouvernement reconnu (GNA), Fayez al Serraj, du président du Parlement, Aguila Salah, et celui du Conseil d'Etat, la chambre haute à Tripoli, Khaled al-Mechri, comme ce fut le cas précédemment à Paris, montre à quel point l'homme dispose d'atouts incontournables alors même que la situation de la Libye ne fait que renforcer son analyse et ses griefs à l'encontre de ses rivaux, comme les milices islamistes de Misrata, Zintan et autres brigades de défense de Benghazi. Rome a également invité des dignitaires et des représentants de tribus ainsi que de la société civile, dans l'espoir d'apaiser les tensions qui minent continuellement les diverses parties, selon les circonstances et les intérêts du moment. Fayez al Serraj a une de fois plus nourri l'espoir que cette nouvelle conférence aboutisse à une volonté consensuelle de sortir le pays de la crise grâce à une «vision commune du dossier libyen». Il a, de ce fait, beaucoup insisté sur «la nécessité d'unifier les positions», sachant que l'Italie, contrairement à la France, est bien plus préoccupée par la question migratoire dont ses côtes font l'objet avec l'arrivée continue de dizaines de milliers de candidats. Raison pour laquelle le président du Conseil Giuseppe Conte a déclaré peu avant la tenue de la réunion que «la conférence de Palerme est un pas fondamental dans l'objectif de la stabilisation de la Libye et pour la sécurité de toute la Méditerranée».

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