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LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS TENTE D'AMADOUER LES GILETS JAUNES

Une course contre la montre

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Des images et des manipulationsDes images et des manipulations

Toutes les tendances politiques ont été reçues au cours d'une journée marathon qui s'est étalée jusque dans la soirée. Parmi les mesures qui pourraient être prises pour tenter d'amadouer les protestataires: une baisse des impôts.

Le gouvernement français s'est lancé dans une course contre la montre pour trouver une sortie à la grave crise des «gilets jaunes», cette fronde sociale de Français modestes contre la politique fiscale et sociale d'Emmanuel Macron, deux jours après les sidérantes images d'émeutes en plein Paris. Le Premier ministre Édouard Philippe a commencé à recevoir, hier, à tour de bras: la maire de Paris, Anne Hidalgo, les patrons des principaux partis politiques français, avant de rencontrer aujourd'hui des représentants des gilets jaunes. Le gouvernement - qui ne peut pas se permettre une nouvelle journée d'émeutes -, ne parvient pas à dialoguer avec ce mouvement protéiforme. Le président Macron n'a pas pris la parole depuis son retour d'Argentine, envoyant le Premier ministre en première ligne, pour tenter de dénouer la plus grave crise depuis son élection en 2017. «La France sous le choc attend des réponses», «Monsieur le Président, il faut des réponses», titraient respectivement les journaux Le Figaro et Le Parisien, tandis que Libération écrivait que M. Macron était «submergé» de jaune. «L'ensemble des consultations conduiront le Premier ministre à annoncer les mesures destinées à la concertation décentralisée souhaitée par le président de la République, et à assurer le maintien de l'ordre et le respect de la loi», ont assuré les services du Premier ministre. «Pour l'instant, nous n'avons pas de réponse», a déclaré le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, premier chef de parti reçu. Toutes les tendances politiques ont été reçues au cours d'une journée marathon qui s'est étalée jusque tard dans la soirée. Parmi les mesures qui pourraient être prises pour tenter d'amadouer les protestataires: une baisse des impôts. «Il faut accélérer la baisse des impôts. Mais pour cela, il faut accélérer la baisse de la dépense publique. Et nous sommes décidés à nous engager dans cette voie», a déclaré hier le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire. Les gilets jaunes sont des Français modestes exaspérés par la politique fiscale et sociale du gouvernement d'Emmanuel Macron, régulièrement accusé par ses détracteurs d'être le «président des riches». L'étincelle qui mit le feu aux poudres fut l'imposition d'une taxe sur les carburants pour financer la transition écologique. Cette fiscalité, conjuguée aux prix à la pompe soutenus par un baril relativement haut, a poussé ces Français désorganisés à se mobiliser via les réseaux sociaux, organisant blocages et manifestations, avec, en points d'orgue, les émeutes qui ont frappé les beaux quartiers de Paris samedi et leur cortège de barricades, incendies, et pillages de casseurs. Les images, qui ont fait le tour du monde, occupaient encore largement les médias internationaux hier, alors que se profile une éventuelle autre journée de mobilisation, potentiellement explosive, samedi prochain.

Une algérienne Tuée par un projectile
Une ressortissante algérienne a succombé à ses graves blessures, hier, à Marseille (sud de la France) après avoir été blessée samedi en marge des manifestations des gilets jaunes, rapportent plusieurs médias locaux. L'octogénaire se trouvait chez elle, fermant les volets de son appartement au quatrième étage d'un immeuble proche de la Canebière, lorsqu'un projectile l'a heurtée au visage. Transportée à l'hôpital, de la Timone, puis à l'hôpital de la Conception, elle y a été opérée mais est décédée «d'un choc opératoire», a déclaré le procureur de la République à Marseille, Xavier Tarabeux.

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