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LES GILETS JAUNES REFUSENT LES «CACAHUÈTES» DU GOUVERNEMENT

Un samedi de tous les dangers

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Les Gilets jaunes accusent des policiers en civil de faire partie des casseursLes Gilets jaunes accusent des policiers en civil de faire partie des casseurs

Dés lundi soir, les Gilets jaunes avaient exprimé leur défiance à l'égard des promesses du gouvernement. A leurs yeux, les concessions ne sont pas suffisantes. «Les Français ne veulent pas des miettes, observent-ils, ils veulent la baguette au complet.»

Pour calmer la fronde des Gilets jaunes en France, les premières mesures ont été annoncées hier, par le Premier ministre, Edouard Philippe. Elles concernent:
- une suspension pendant six mois de la hausse de la taxe carbone, de la convergence diesel-essence et de la hausse de la fiscalité sur le gazole entrepreneur non routier
- le renoncement temporaire, pour une durée de six mois, de l'alourdissement des conditions de contrôle technique sur les automobiles qui était prévu l'an prochain
- Un engagement à ce qu'il n'y ait pas de hausse du tarif de l'électricité d'ici à mai 2019. Il a également annoncé l'ouverture, du 15 décembre au 1er mars, d'un «large débat sur les impôts et les dépenses publiques»,une consultation qui aura lieu au niveau national et sur tout le territoire. «Ce débat devra déboucher sur des solutions concrètes», a-t-il prévenu. «C'est maintenant le temps du dialogue», a insisté le chef du gouvernement, appelant à un «large débat sur les impôts et les dépenses publiques», du 15 janvier au 1er mars. «Ce que nous vivons, c'est un moment central de ce qui se passe dans un quinquennat, avait également indiqué le Premier ministre devant le groupe LRM, à l'Assemblée, fustigeant «le climat de très grande violence» qui révèle «l'état de notre démocratie et des menaces auxquelles elle est confrontée».
La réponse est venue très vite et elle n'a pas dérogé au pronostic des observateurs. Pour les Gilets jaunes comme pour les partis de l'opposition, ces mesures sont jugées «insuffisantes» et ne peuvent constituer qu'une «première étape» dans la mise en oeuvre de toutes les revendications énoncées par le mouvement. Dés lundi soir, les Gilets jaunes avaient exprimé leur défiance à l'égard des promesses du gouvernement et leur réaction ne constitue donc pas une surprise. A leurs yeux, les concessions du gouvernement ne sont pas suffisantes. «Les Français ne veulent pas des miettes, observent-ils, ils veulent la baguette au complet». Parmi leurs doléances majeures, il y a désormais une revendication sur des «Etats généraux de la fiscalité», «une nouvelle répartition des richesses en France» et l'instauration de «référendums réguliers dur les grands enjeux sociétaux».
Autant dire que le président jupitérien Emmanuel Macron n'est pas sorti de l'auberge! Pour la majeure partie du mouvement, les mesures annoncées ne sont rien d'autre que des «cacahuètes», bien en-deçà des attentes des Gilets jaunes qui affichent en tête de leurs revendications, le coup de pouce significatif au smic, la revalorisation des retraites et le rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune. Des exigences qui remettent en question totalement le programme à pas forcés du «président des riches», dont le discours s'est nourri d'une détermination aveugle jusqu'à vouloir convaincre la frange des démunis que les hausses sur le carburant sont indispensables à la mise en oeuvre d'une vraie politique écolo!«C'est nous prendre pour des imbéciles», ont clamé des millions de Français, presque tous rangés derrière les Gilets jaunes qui ont sonné l'hallali contre les décisions à la hussarde du tandem Macron - Philippe. Et, contrairement à tout ce qui a pu être affirmé, les dégâts constatés lors de la grande manifestation parisienne de samedi dernier n'ont pas influé négativement sur ce soutien de 84% de citoyens aux Gilets jaunes censés porter haut le ras-le-bol de la population face à une «politique au bénéfice des plus riches.» L'opposition, pour une fois unanime, a abondé en ce sens, critiquant des mesures «nettement insuffisantes» et invitant les Gilets jaunes à poursuivre leurs manifestations, sauf à Paris où les casseurs se sont invités opportunément pour porter préjudice au mouvement contestataire. Le chef de l'Etat qui a poussé en première ligne son Premier ministre est apparemment aux commandes puisqu'il a annulé son voyage en Serbie et convoqué les élus locaux en vue de prendre la température de l'Hexagone.
Un Hexagone où de nombreux commerces se lamentent déjà, mais qui risque encore de connaître un net regain de flammes, en ce mois de décembre dominé par les fêtes de fin d'année.

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