Prévisions pour le 15 Decembre 2018

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AU PLUS FORT DE LA CRISE, MACRON RESTE BARRICADÉ

La dernière carte de l'Elysée

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Le chef de l'Etat dont la popularité est en chute libre, selon les derniers sondages, entend ne pas «jeter de l'huile sur le feu» et préfère intervenir au moment où la braise des manifestations des Gilets jaunes sera en voie d'extinction.

Au total, 89.000 policiers et gendarmes étaient déployés hier dans toute la France pour éviter de revoir les images chocs du samedi précédent: affrontements autour de l'Arc de Triomphe, barricades enflammées dans les beaux quartiers, pillages, nuages de gaz lacrymogène pour anesthésier des «Gilets jaunes» et des casseurs incontrôlables. Sans atteindre cette ampleur, les manifestations d'hier ont confirmé cependant l'état de siège dans lequel se retrouve la capitale française et plusieurs villes de province, à peine rassurées par une mobilisation sans précédent des forces de l'ordre 89.000 policiers et gendarmes étaient sur pied de guerre et même des chars ont été appelés à la rescousse pour protéger certains endroits de la capitale où 8000 manifestants ont bravé les barrages. Si l'ampleur des échauffourées a quelque peu baissé, les revendications demeuraient quant à elles aussi fermes et affirmées. La plupart des Gilets jaunes ont insisté sur une attente, celle de voir réagir le président Emmanuel Macron. Celui-ci est resté barricadé à l'Elysée, observant en silence le film des évènements tandis que son entourage annonçait un discours dans les prochains jours, voire dans les prochaines heures.
Le chef de l'Etat dont la popularité est en chute libre, selon les derniers sondages, entend ne pas «jeter de l'huile sur le feu» et préfère intervenir au moment où la braise des manifestations des Gilets jaunes sera en voie d'extinction. Il faut dire que tout a été fait pour faire peur aux Parisiens, les informations véhiculées par les renseignements généraux et les médias mettant l'accent sur des tentatives d'insurrection, sinon d'émeutes qu'entendent mener des casseurs et des Gilets jaunes incontrôlables. Découvertes d'explosifs à Montauban, images de véritables arsenaux dans les véhicules de Gilets jaunes interpellés sur les autoroutes, tout a été mis à profit pour justifier les mesures prises afin de contrer des manifestants appelés par les «Gilets jaunes libres» à ne pas manifester à Paris où les attendait «un traquenard» du gouvernement.
Toujours est-il que l'Exécutif est bien à la peine, tandis que les crispations se sont multipliées au fil des derniers jours de crise et d'incertitudes.
La manière même dont a été gérée la contestation des Gilets jaunes interpelle au plus haut niveau du pouvoir, raison pour laquelle plusieurs observateurs estiment probable le départ du Premier ministre Edouard Philippe, avec sans doute un éventuel remaniement. Mais ce ne seront pas là les mesures qu'attendent les Gilets jaunes et la réponse du président Macron ne peut faire l'économie d'un réel changement de cap en matière de valorisation du pouvoir d'achat, des retraites et de justice fiscale (ISF). Il essaiera, bien sûr, de limiter au maximum les concessions, auquel cas il ne fera que donner à la crise le carburant dont elle pourrait avoir besoin pour se transformer en incendie.

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