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NON SATISFAITS DES CONCESSIONS FAITES PAR MACRON

Un autre samedi noir pour les Gilets jaunes

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Un Macron contrit, mais qui garde le capUn Macron contrit, mais qui garde le cap

Dans son intervention, le chef de l'Etat avait, d'emblée, étalé toute sa détermination à faire en sorte que «les violences inadmissibles ne bénéficient d'aucune indulgence».

Solennité et contrition contrôlée: les 13 minutes du président Emmanuel Macron ont laissé la moitié des Français sur leur faim. Comme il fallait s'y attendre, il n'a pas reculé sur l'ISF, mais pour les autres concessions (hausse de 100 euros mensuels pour le SMIC, annulation de la CSG pour les retraites de moins 2000 euros, défiscalisation des heures supplémentaires, prime exceptionnelle au bon vouloir des entreprises), c'est entre 8 et 10 milliards d'euros que le gouvernement doit trouver, avec un déficit public reparti à la hausse, peut-être au-delà des 3% imposés par l'Union européenne.
Si les élus de laRem et les membres du gouvernement ont aussitôt salué une réponse suffisante aux Gilets jaunes, tel n'est pas l'avis de la France insoumise et du Rassemblement national (ex-FN) ainsi que d'une frange des manifestants globalement «insatisfaits». Selon un sondage Opinionway, pour la chaîne LCI, une majorité de sondés (54%) souhaite que la mobilisation s'arrête (contre 45%), tandis que, dans une enquête Odoxa, pour Franceinfo et Le Figaro, les personnes interrogées sont majoritaires (54%) à vouloir que les actions des Gilets jaunes se poursuivent (contre 46%).
Côté syndicat, l'opinion est tout aussi partagée. La CGT estime que le président Macron «n'a rien compris de la colère qui s'exprime» alors que la CFDT, plus nuancée, exprime sa frustration, convaincue qu' «on a des réponses de court terme», et non «de moyen et long terme». Le mécontentement porte surtout sur l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), revendication considérée comme symbolique du mouvement, en attente de justice sociale. L'argument selon lequel cette suppression a permis de créer des emplois est «dérisoire», pour les Gilets jaunes endurcis que le chef de file des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, a appelé à un Vème samedi de mobilisation.
Dans son intervention, le chef de l'Etat avait, d'emblée, étalé sa détermination à faire en sorte que «les violences inadmissibles ne bénéficient d'aucune indulgence». Mise en garde dont on ne sait si elles suffira à dissuader le plus grand nombre de reprendre le chemin de la contestation, même si les Gilets jaunes ont condamné en majorité les violences de ces derniers samedis. Le fait est qu'au lendemain même de sa déclaration, les lycéens étaient dans la rue pour des revendications, différentes mais en appui à celles des Gilets jaunes. 170 lycées étaient, hier, perturbés sur les 2000 en France, pour un «mardi noir» auquel ont appelé leurs syndicats.
Partagés sur la poursuite ou non du mouvement, les Français le sont également sur le discours d'Emmanuel Macron, 49% l'ayant trouvé «convaincant» et 50% étant d'un avis contraire, pour Opinionway, tandis qu'Odoxa les situe à 40 contre 59%.
En somme, le président Macron a cédé quelque peu aux revendications des Gilets jaunes, mais sans renoncer à son programme politique. Les traits tirés, le visage empreint d'une colère froide, il s'est aussi livré à un mea culpa péniblement consenti, affirmant aux Français qu'il «ne tire sa légitimité d'aucun parti, d'aucune institution» mais d'eux, et d'eux seuls. En outre, il a reconnu être responsable de leur colère, raison pour laquelle il a décrété un «état d'urgence économique et social». Seul le Vème round de la contestation, samedi prochain, dira s'il a réussi ou non à dompter la fronde.

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