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SHUTDOWN AUX ETATS-UNIS

Républicains et démocrates se rejettent la responsabilité

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Une situation de blocage qui va durerUne situation de blocage qui va durer

Le «shutdown» affecte de nombreux ministères et quelque 800.000 fonctionnaires. Ce blocage touche la Sécurité intérieure qui gère justement les frontières, la police fédérale, les Transports, le Trésor mais aussi l'Intérieur, qui supervise les parcs nationaux.

Républicains et démocrates se rejettent la responsabilité de l'impasse budgétaire ou «shutdown», qui a provoqué la fermeture partielle des administrations américaines provoquant la chute de Wall Street lundi à la veille des fêtes de fin d'année, selon les médias. Turbulences financières, paralysie d'une partie des administrations, limogeage choc du ministre de la Défense: les démocrates ont accusé lundi le président Donald Trump d'avoir plongé les Etats-Unis dans «le chaos». Le «shutdown» affecte de nombreux ministères et quelque 800.000 fonctionnaires. Ce blocage touche la Sécurité intérieure -qui gère justement les frontières-, la police fédérale, les Transports, le Trésor mais aussi l'Intérieur, qui supervise les parcs nationaux. C'est le cas du Mall, grande étendue verte au coeur de Washington, où des poubelles débordaient lundi, constataient des médias. Depuis vendredi minuit, républicains et démocrates se rejettent la responsabilité de l'impasse budgétaire ou «shutdown. La pierre d'achoppement: le financement d'un mur à la frontière mexicaine que promet Donald Trump depuis sa campagne présidentielle en 2016 et auquel s'opposent farouchement les démocrates. «C'est la veille de Noël et le président Trump plonge le pays dans le chaos», ont accusé Nancy Pelosi, chef des démocrates à la Chambre des représentants, et Chuck Schumer, son homologue au Sénat.. «La Bourse plonge tandis que le président mène une guerre personnelle contre la Réserve fédérale, juste après avoir limogé son ministre de la Défense», ont-ils asséné dans un communiqué commun. Lundi soir, le président Trump a confirmé la paralysie partielle des administrations fédérales.»Nous sommes déjà en train de construire et de rénover plusieurs kilomètres de mur, dont certains sont achevés. Les démocrates doivent mettre fin au shutdown et achever le financement!», avait-il plus tôt tonné sur Twitter. M. Trump a décidé à cause du «shutdown» de rester à Washington plutôt que de passer les fêtes comme prévu dans sa résidence de Floride, publiant une avalanche de tweets pour justifier sa politique. Alors que l'incertitude pèse sur les perspectives de croissance de la première économie du monde et que Wall Street a encore chuté lundi, il a notamment épinglé la Banque centrale américaine (Fed), «seul problème» de l'économie des Etats-Unis. Le président a également évoqué le départ de son ministre de la Défense, le général Jim Mattis. Donald Trump a aussi ironisé sur les médias parlant de son isolement. «Je suis tout seul (pauvre de moi) à la Maison- Blanche en attendant que les démocrates reviennent et passent un accord sur la Sécurité à la Frontière dont on a désespérément besoin», a-t-il tweeté. Les démocrates ont proposé de renouveler, dans le budget 2019, une enveloppe de plus d'un milliard de dollars pour financer des barrières et d'autres mesures de contrôle à la frontière avec le Mexique. Mais pas question d'allouer cinq milliards au «mur» uniquement voulu par Donald Trump pour satisfaire, affirment-ils, sa base. «Tant que le président est guidé» par les ultra-conservateurs, «il est dur de voir comment il pourrait présenter une solution qui pourrait passer à la fois la Chambre et le Sénat», ont souligné Nancy Pelosi et Chuck Schumer. Les républicains détiennent jusqu'au 3 janvier la majorité au Congrès américain, mais ils ont besoin de 60 voix -et donc de votes démocrates- au Sénat pour passer les lois budgétaires. Or tout compromis doit au final être validé par Donald Trump.

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