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LES FOYERS DE TENSION PEINENT À S'APAISER EN TUNISIE

Le sombre présage du FMI

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Une jeunesse désespéréeUne jeunesse désespérée

Courant décembre, les experts du FMI qui n'ont rien de rois mages ont averti que «la situation est très inquiétante».

Pour tenter de calmer la colère et les manifestations, parties de Kasserine pour gagner plusieurs autres bourgades, le chef du gouvernement Youssef Chahed a rencontré jeudi soir, au palais de Dar Dhiafa, une délégation du bureau exécutif du syndicat national des journalistes tunisiens. Les parties se sont, à en croire certains sites, penchées sur la situation dans le secteur des médias et les revendications exprimées par les journalistes dont la situation a été reconnue «difficile». Il a également été question de mettre fin aux emplois précaires dans le milieu de la presse et, à l'issue de cette rencontre, une deuxième réunion est convenue dans les jours qui viennent pour tenter de cerner les solutions les plus rapides à apporter aux problèmes des journalistes.
Parallèlement à cette démarche, le ministre de l'Intérieur, Hichem Fourati, a indiqué qu'une «stratégie offensive exceptionnelle» va être incessamment appliquée pour combattre le terrorisme, et en premier lieu à Kasserine. Il a ainsi détaillé la méthode qui sera mise en oeuvre, parlant «d'anticipation, de prévention et de défense comme alternative au plan d'action en vigueur», tout en ajoutant que «cette stratégie tend à offrir les garanties d'accès aux lieux de retranchement des groupes terroristes». Très sommairement, l'objectif est de parvenir au renfort du contrôle à l'entrée et à la sortie des villes et d'appuyer les services de renseignement. Le plan stratégique devrait être ensuite étendu aux gouvernorats de Jendouba et du Kef.
Evoquant les mouvements de protestation qui sont partis de la ville de Kasserine où le journaliste Abderrezak Rezgui s'est immolé par le feu pour protester contre le chômage et l'absence de perspective pour toute la population et qui se sont ensuite propagés à plusieurs villes du pays, dont la capitale Tunis, Fourati a brandi l'enquête préliminaire selon laquelle «cinq individus à bord d'une voiture de location ont distribué de l'argent et des cartes de recharges téléphoniques aux manifestants pour attiser la situation dans la région et dans le pays en général».
Ces personnes, a-t-il dit, ont été interpellées comme ce fut le cas auparavant à Ben Guerdane. A Kasserine même, la situation est loin d'être stabilisée puisqu'hier, il y a eu de nouveaux heurts violents entre jeunes manifestants et forces de l'ordre, celles-ci faisant usage des gaz lacrymogènes pour riposter aux pierres et aux cocktails Molotov.
La Tunisie est plus que jamais à la croisée des chemins. Alors que le gouvernement jure la main sur le coeur qu'il y a de la manipulation et l'achat des contestataires, alors que le ministre de l'Intérieur n'hésite pas quant à lui à parler de bakchichs pour nourrir la division, ce que l'on appelle pudiquement les heurts traduisent, qu'on le veuille ou pas, la désespérance d'une Tunisie du sud extrêmement paupérisée. Courant décembre, les experts du FMI qui n'ont rien de rois mages ont averti que «la situation est très inquiétante».
Plus que Ben Guerdane, Jendouba ou d'autres contrées oubliées, Kasserine est devenue malgré elle le foyer des séismes et des coups de grisou qui menacent la société tunisienne. Ainsi, si le chômage est de 15,5% au plan national, il atteint les 25,5% dans les zones enclavées.
Aux députés, ministres et chefs de parti qui se jettent à la figue toute sorte de noms d'oiseaux, Youssef Chahed oppose vaille que vaille un taux de croissance qui a failli flirter avec les 3% en 2018. Mais c'est oublier un peu vite, que le taux de croissance n'a jamais suffi au bonheur des peuples!...

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