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LE PASSAGE À 2019 A OCCULTÉ LES CRISES DANS DE NOMBREUX PAYS

Feux d'artifice et allocutions contrastées

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La France fêtait le passage à la nouvelle année sous haute surveillance, après un attentat terroriste à Strasbourg mi-décembre, et de crainte de débordements provoqués par des «gilets jaunes», dont la mobilisation a toutefois fortement décru ces derniers jours. Douze mille policiers étaient déployés à Paris, et 148.000 dans l'ensemble du pays, et aucun incident majeur n'a été signalé. Sur les Champs-Elysées, épicentre de la contestation ces dernières semaines, 300.000 personnes selon le ministère de l'Intérieur se sont rassemblées pour attendre les douze coups de minuit, dans une ambiance bon enfant, avec un spectacle son et lumière projeté sur l'Arc de Triomphe. Seuls quelques dizaines de «gilets jaunes» étaient visibles dans la foule de touristes et de badauds. Dans son allocution télévisée de Nouvel An, le président Emmanuel Macron a appelé les Français à cesser de se «déconsidérer ou de faire croire que la France serait un pays où les solidarités n'existent pas, où il faudrait dépenser toujours davantage». Selon lui, la «colère» des «gilets jaunes» (qu'il n'a jamais nommés) a surtout montré que «nous ne sommes pas résignés». Le chef de l'Etat a aussi annoncé qu'il allait écrire aux Français «dans quelques jours» afin de préciser les contours du grand «débat national» qui sera lancé en début d'année. Les célébrations du Nouvel An s'accompagnent parfois de mesures de sécurité exceptionnelles en raison des risques d'attentat ou de violences urbaines. Ainsi à Madrid, seules 20.000 personnes ont été autorisées à se masser sur la célèbre place de la Puerta del Sol pour gober douze grains de raisins aux douze coups de minuit comme le veut une tradition porte-bonheur. La nuit européenne a été marquée par une attaque au couteau faisant trois blessés à Manchester, dans le nord-ouest de l'Angleterre. L'agresseur a été arrêté. Sam Clack, un témoin producteur à la BBC, a déclaré qu'il l'avait entendu crier «Allah» avant et pendant l'attaque. «Le type a dit, ce sont ses mots exacts: 'Tant que vous continuerez à bombarder
d'autres pays, ce genre de conneries continuera à se produire '», a également rapporté le témoin. A Tokyo, un Japonais de 21 ans, Kazuhiro Kusakabe a fait neuf blessés, dont un grave, en lançant sa voiture dans la foule d'une rue piétonne de la capitale. Dans un message de Nouvel An, la Première ministre britannique Theresa May a appelé le Parlement à soutenir son accord sur le Brexit afin de permettre au Royaume-Uni de «franchir une nouvelle étape» et de surmonter ses divisions. L'année 2018 a confirmé un Donald Trump prêt à bousculer les équilibres sur les grands dossiers géopolitiques, qu'il s'agisse de la guerre commerciale avec la Chine, de son retrait de l'accord sur le nucléaire iranien. Pour souhaiter la bonne année à ses compatriotes, il s'est fendu d'une vidéo sur Twitter: «Pendant que je suis en train de travailler à la Maison-Blanche, vous sortez faire la fête ce soir, mais je ne vous en veux pas. Amusez-vous, nous allons avoir une super année. Très bonne année».
Le président Vladimir Poutine a invité les Russes, dans un message télévisé, à travailler ensemble pour «améliorer le bien-être et la qualité de vie, afin que tous les citoyens de Russie ressentent des changements positifs dans l'année qui commence». Le président chinois Xi Jinping avait salué 2019 en promettant de poursuivre «le rythme des réformes» et d'ouvrir la Chine au reste du monde «encore et encore».

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