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DANS UNE AMÉRIQUE LATINE LABOURÉE PAR L'EXTRÊME DROITE

Cuba fête sobrement 60 ans de révolution

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La vague ultralibérale et populiste a ainsi avalé, en quelques années, des pays comme l'Argentine, le Chili, le Pérou et d'autres.

Le hasard ne fait pas toujours bien les choses, car Cuba vivait hier dans l'allégresse la célébration de 60 ans de révolution castriste, symbole et source d'inspiration pour les peuples d'Amérique latine mais aussi d'Afrique et d'Asie. Le même jour, à près de 6000km de là, le nouveau chef de file de l'extrême droite brésilienne, Jaïr Bolsonaro, fêtait, pour sa part, son investiture. Clin d'oeil ironique du destin: Cuba qui s'efforce de briser l'encerclement économique et politique entretenu par le puissant mentor de la région, les Etats-Unis du président Donald Trump qui a vite fait de balayer les espoirs nés d'une démarche réconciliatrice de son prédécesseur Barack Obama, doit désormais compter sur le fait que la première puissance de l'Amérique latine a basculé dans le camp des forces hostiles, sans fard ni fanfares.
De fait, il n'y a pas que le Brésil qui a viré sa cuti car toute la région est minée par la vague ultra droitière et rares sont maintenant les îlots qui tentent, vaille que vaille, d'y résister. Face à un Bolsonaro dont le discours «judéo-chrétien» se pique de lutter «contre le dictateur cubain Miguel Diaz-Canel et le dictateur vénézuélien Nicolas Maduro», on imagine que les futures relations vont, sans doute, être tout, sauf paisibles. Depuis Caracas, le président Maduro a été l'un des rares dirigeants à adresser ses félicitations à La Havane pour «60 ans d'indépendance, de courage et de dignité». Comme lui, le président bolivien Evo Morales a écrit sur Twitter qu' «avec le triomphe de la révolution cubaine sont nées la lueur d'espoir et la volonté invincible pour la libération des peuples». Quant à leur homologue nicaraguayen Daniel Ortega, il a rendu un vibrant hommage, dans un communiqué, à Fidel Castro, «guide de la révolution cubaine et des révolutionnaires du monde». Trois chefs d'état, trois hommes qui apparaissent comme les derniers des Mohicans au coeur d' «une tempête d'extrême droite qui a balayé l'Amérique latine, au cours des dernières années, un peu à l'image de ce qui se passe également en Europe où les nationalismes et l'extrémisme politique ont le vent en poupe. La vague ultra libérale et populiste a ainsi avalé, en quelques années, des pays comme l'Argentine, le Chili, le Pérou et d'autres.
Génératrice d'indéniables progrès sociaux, notamment en matière de santé, d'éducation et de sport, la révolution castriste avait de quoi séduire bien au-delà de ses frontières, avec des mouvements de gauche qui nourrissaient le rêve de mettre fin aux multiples dictatures militaires ancrées dans la région. Mais voilà que le bilan se heurte au diktat de la mondialisation et de ses effets économiques dévastateurs, autant pour les peuples que pour le climat. Pour s'y adapter, les Cubains seront appelés par référendum à choisir une nouvelle Constitution, le 24 février prochain, pour une économie plus ouverte et un appel urgent aux IDE, face à une administration Trump qui ne cache guère son hostilité.

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