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TENTATIVE DE COUP D'ÉTAT AU GABON

L'ombre de Bongo plane sur Libreville

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Malade, Ali Bongo est toujours à RabatMalade, Ali Bongo est toujours à Rabat

Pour parer au plus pressé, la Cour constitutionnelle a transféré en partie les pouvoirs du président au Premier ministre et au vice-président.

La tentative de coup d'Etat au Gabon, promptement désavouée par l'Union africaine, n'aura pas fait long feu après que des militaires eurent lu un message à la radio d'Etat, hier, vers 06h30 heures, pour appeler le peuple au soulèvement tout en proclamant la prochaine mise en place d'un «Conseil national de restauration» censé remplacer le président en exercice Ali Bongo Ondimba en convalescence depuis novembre dernier, au Maroc. Coups de feu autour du siège de la radio gabonaise, blindés barrant les accès du centre- ville de la capitale, et déclaration solennelle d'un commandant-adjoint de la Garde républicaine (GR), qui s'est présenté comme président d'un Mouvement patriotique des jeunes des forces de défense et de sécurité du Gabon (Mmjfds), tout plaidait pour une tentative de coup d'état dont l'amateurisme se nourrissait de bons sentiments. Trois jeunes militaires, coiffés des bérets verts de la GR, sont apparus sur une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux pour«demander à tous les jeunes des forces de défense et de sécurité et à toute la jeunesse gabonaise de se joindre» à leur entreprise en insistant sur le fait qu'ils «ne peuvent abandonner la patrie», à l'heure d' «institutions illégitimes et illégales».
Leur essai n'a pas été transformé, malgré un appel vibrant à l'insurrection et à l'occupation des édifices publics et des aéroports «pour sauver le Gabon». Un pays qui, depuis le 24 octobre, a appris avec stupeur que le chef de l'Etat Ali Bongo se trouvait hospitalisé en Arabie saoudite, victime d'un AVC, puis à Rabat où il poursuit jusqu'à ce jour une convalescence attentivement suivie par le roi du Maroc, Mohammed VI. En l'absence d'une communication officielle sur son état de santé, le président Bongo a donné lieu à une profusion de rumeurs plus folles les unes que les autres, même s'il a tenté une déclaration de voeux du Nouvel an qui a terni davantage son auréole au point de conforter les discours sur la vacance du pouvoir. Discours que n'a pas désavoué son rival malheureux lors de la présidentielle de 2016, Jean Ping qui a estimé hier que le Gabon reste l'otage d'un «coup d'Etat permanent».
Pour parer au plus pressé, la Cour constitutionnelle a transféré en partie les pouvoirs du président au Premier ministre et au vice-président. Mais cela ne semble pas suffisant pour assurer le calme même si le porte-parole du gouvernement a tenu à indiquer que la «situation est sous contrôle».
De fait, d'importants renforts ont été déployés hier partout dans Libreville, afin d'anticiper d'éventuels mouvements de foule qui ont, semble-t-il, été à l'origine des coups de feu entendus dans la matinée.
Si les auteurs de la tentative de putsch ont été neutralisés, à l'exception d'un officier en fuite, rien ne dit en effet que l'opposition restera de marbre face à un contexte aussi tendu et dont l'aboutissement n'est pas près de s'afficher tant que le chef de l'Etat demeure loin du pays. La réaction quasi immédiate de l'Union africaine, par le biais du président de la Commission Moussa Faki Mahamat, qui a «condamné fermement» la tentative de coup d'Etat aura sans doute permis au gouvernement gabonais de légitimer sa réaction au nom de la constance constitutionnelle du pouvoir. Cependant, il faudra bien résoudre rapidement une situation qui place le Gabon dans une zone des tempêtes, moins de deux ans après une élection présidentielle fort mouvementée et dont les stigmates n'ont pas encore été réellement effacés.

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