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EN AFRIQUE DU SUD, L'ANC EST LE FAVORI POUR LES LÉGISLATIVES

Le parti est crédité de 61% des intentions de vote

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L'Afrique du Sud, première puissance industrielle d'Afrique, affiche un taux de chômage de près de 28%, des inégalités criantes entre la majorité noire et la minorité blanche, et une très forte criminalité.

Le Congrès national africain (ANC), qui domine la vie politique sud-africaine depuis un quart de siècle, présentait hier son programme pour les élections législatives de mai, qu'il aborde en favori malgré le recul de sa popularité, ses divisions et une économie en berne. L'ANC de feu Nelson Mandela, premier chef de l'Etat noir démocratiquement élu (1994-1999), a souffert des nombreux scandales de corruption qui ont éclaboussé la présidence de Jacob Zuma, contraint à la démission en février 2018. Le parti a enregistré un revers historique lors des élections locales de 2016, en recueillant 54% des votes, son score le plus faible depuis la fin du régime de l'apartheid en 1994. Il a perdu des villes emblématiques comme Johannesburg et Pretoria. Mais ces résultats ont servi d'avertissement à l'ANC, qui a poussé vers la sortie le président Zuma pour éviter à tout prix une débâcle aux élections 2019. C'est son successeur Cyril Ramaphosa qui s'est vu confier la délicate tâche de redresser au plus vite l'image de l'ANC, victime «de revers et d'un déclin significatifs». Le président, chouchou des milieux d'affaires, s'est donné pour priorités la lutte contre la corruption et la relance de l'économie. Ses efforts semblent payer en termes électoraux. Selon le dernier sondage Ipsos publié la semaine dernière, l'ANC est crédité de 61% des intentions de vote. Cyril Ramaphosa a présenté le programme du parti devant des dizaines de milliers de partisans réunis dans le stade de football de Durban (nord-est), la capitale de la province du KwaZulu-Natal (KZN). Un lieu stratégique pour l'ANC, puisqu'elle est la deuxième région la plus peuplée du pays et le berceau de Jacob Zuma, encore très influent au sein du parti. En vue des élections, la formation tient à afficher une image d'unité après les déchirements récents entre pro et anti-Zuma.
Cette semaine, Cyril Ramaphosa s'est affiché à plusieurs reprises aux côtés de Jacob Zuma, tous les deux tout sourire, pour cette opération de charme. L'Afrique du Sud, première puissance industrielle d'Afrique, affiche un taux de chômage de près de 28%, des inégalités criantes entre la majorité noire et la minorité blanche, et une très forte criminalité (57 homicides commis par jour). Dans son programme présenté hier, M. Ramaphosa a aussi insisté sur la réforme du régime foncier. Pour «corriger» les inégalités héritées de l'apartheid, il entend accélérer la redistribution des terres en expropriant des propriétaires sans les dédommager. Une mesure très populaire chez les sans-terre noirs mais qui inquiète les milieux d'affaires. Cyril Ramaphosa, 66 ans, joue gros lors de ces élections. En cas de victoire de son parti aux législatives, il est assuré d'être reconduit à la tête du pays puisque le président sud-africain est élu par les députés. Les principaux adversaires de l'ANC aux élections seront une nouvelle fois l'Alliance démocratique (DA) et le parti de gauche radicale des Combattants pour la liberté économique (EFF). Mais ces deux formations d'opposition ont bien du mal à trouver un second souffle depuis la chute de Jacob Zuma, leur bête noire pendant des années.

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