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LE TERRORISME INTERNATIONAL A PERDU ET NUL BESOIN DE «ZONE DE SÉCURITÉ»

Pour la Russie, seul l'Etat syrien est légitime

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Des Syriens brandissent leur drapeau à Qamishli, en zone kurdeDes Syriens brandissent leur drapeau à Qamishli, en zone kurde

L'Armée arabe syrienne a déjoué deux tentatives d'infiltration de Daesh dans les zones de Lahya et Lattamena, non loin de la banlieue nord de Hama.

Lors de la conférence annuelle consacrée à l'action de la diplomatie russe en 2018, le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a évoqué devant la presse le sujet de la «zone de sécurité» dont Turcs et Américains auraient convenu au nord de la Syrie afin de résoudre la question Kurde. Estimant que le terrorisme international en Syrie a définitivement perdu, M. Lavrov a plaidé pour une «alliance internationale globale» contre ce fléau, non sans affirmer la nécessité d'en finir avec les groupes terroristes présents à Idlib, notamment. Surtout, le MAE russe a insisté sur le droit de l'Etat syrien de reprendre le contrôle légitime des zones à l'est de l'Euphrate, là où des forces américaines occupent des villes comme Tanf ou des camps comme Rukbane. Cette déclaration du chef de la diplomatie russe est intervenue au moment même où l'agence de presse Sana révélait que l'Armée arabe syrienne a déjoué deux tentatives d'infiltration de Daesh dans les zones de Lahya et Lattamena, non loin de la banlieue nord de Hama.
Les forces syriennes ont ainsi détruit les positions fortifiées du groupe autoproclamé Etat islamique et neutralisé un grand nombre de ses combattants.
Par ailleurs, Damas a réagi aux propos d'Ankara sur la zone de sécurité de 30 km au nord de la Syrie, dénonçant pêle-mêle des propos «irresponsables» qui confirment la démarche permanente «d'agression et d'occupation de la Turquie». Côté turc, l'obsession d'Ankara est «justifiée» par la crainte de voir les YPG, une «organisation terroriste» au même titre que le PKK, menacer la sécurité du pays sur sa frontière avec la Syrie depuis que les Kurdes ont profité des sept années de guerre pour proclamer leur autonomie.
Une étape, affirment les dirigeants turcs, avant la mise en place d'un Etat qui encouragerait la dynamique indépendantiste kurde dans toute la région. Des signes existent qui crédibilisent ces thèses sans pour autant justifier la présence de l'armée turque dans une Syrie souveraine.
Les Kurdes syriens dans le nord et le nord-est du pays, c'est-à-dire à la frontière avec la Turquie, ont mis à profit la situation en créant des forces militaires et de police, ainsi qu'en instaurant des institutions publiques et des écoles où la langue kurde est enseignée. Bien plus important, les territoires qu'ils gèrent au nom de cette autonomie abritent d'importants champs pétroliers et s'étalent sur près de 30% de la Syrie, elle-même.
Des motifs suffisants pour qu'ils en appellent à la protection continue des Etats-Unis et des autres pays occidentaux, membres de la coalition internationale, aussi bien face à la menace turque qu'à la volonté légitime de Damas de restaurer sa souveraineté sur l'ensemble des territoires. Ils ont, de ce fait, rejeté, dans la forme comme dans le fond, les prétentions turques avalisées par Washington pour la création d'une «zone de sécurité», faute de quoi Ankara se dit toujours déterminée à lancer une offensive à l'est de l'Euphrate pour «éradiquer» la menace kurde de manière définitive.
Les Etats-Unis, pris entre deux feux, cherchent le moyen de satisfaire tout le monde et son père, tantôt confiants dans la capacité de la Turquie de poursuivre la lutte contre Daesh et tantôt rappelés à leurs «obligations vis-à-vis des alliés kurdes» pour la protection desquels ils n'hésitent pas à menacer Ankara de «dévaster» son économie.
De leur côté, les Kurdes revendiquent des «forces de maintien de la paix de l'ONU entre leurs bases et la Turquie» mais là encore, c'est faire peu de cas de la souveraineté de l'Etat syrien qui est membre à part entière de la communauté internationale.

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