Prévisions pour le 0 0000

 Adrar Min °C Max °C
 Laghouat Min °C Max °C
 Batna Min °C Max °C
 Biskra Min °C Max °C
 Tamanrasset Min °C Max °C
 Tlemcen Min °C Max °C
 Alger Min °C Max °C
 Saïda Min °C Max °C
 Annaba Min °C Max °C
 Mascara Min °C Max °C
 Ouargla Min °C Max °C
 Oran Min °C Max °C
 Illizi Min °C Max °C
 Tindouf Min °C Max °C
 Khenchela Min °C Max °C
 Mila Min °C Max °C
 Ghardaïa Min °C Max °C
Accueil |Internationale |

CAMEROUN

Un an de prison pour Ayuk Tabe et 46 leaders séparatistes

Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Depuis un an jour pour jour, 47 leaders du mouvement séparatiste anglophone camerounais, dont leur président autoproclamé Julius Ayuk Tabe, sont détenus à Yaoundé, accusés de «terrorisme» et «sécession». Interpellés à Abuja début janvier 2018 par les services de renseignement nigérians soucieux de soutenir leur voisin camerounais, les séparatistes ont été transférés à Yaoundé le 26 janvier. Pour dix d'entre eux dont Julius Ayuk Tabe, président autoproclamé de l'Ambazonie - le Cameroun anglophone indépendant fantasmé -, un procès pour «terrorisme» et «sécession» s'est ouvert début décembre. M. Ayuk Tabe, charismatique ingénieur informaticien de 54 ans, est respecté dans les sphères anglophones du Cameroun et son procès est très suivi. Il fait partie, comme les 46 autres arrêtés au Nigeria, de la branche politique des séparatistes anglophones qui prône un dialogue avec Yaoundé en vue de la création de l'Etat d'Ambazonie. Une autre branche séparatiste a opté pour les armes fin 2017 et depuis, les deux régions anglophones camerounaises du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont le théâtre d'un violent conflit armé. Chaque jour, des combats opposent l'armée, déployée en nombre, à des groupes épars de séparatistes armés qui, cachés dans la dense forêt équatoriale, attaquent gendarmeries et écoles et multiplient les kidnappings. Yaoundé, qui voit ces aspirations séparatistes comme une forme de «terrorisme», estime que les leaders séparatistes emprisonnés sont responsables de la crise actuelle. Ils n'ont donc pas bénéficié en décembre d'une mesure de clémence du président Paul Biya en faveur de 300 séparatistes emprisonnés, le décret présidentiel ne concernant pas «les commanditaires et planificateurs de la pernicieuse crise» anglophone.
En octobre, trois avocats des leaders séparatistes ont déposé une demande de libération immédiate qui a été rejetée. M. Ayuk Tabe «est prêt à négocier» à condition de sortir de prison, a affirmé à l'AFP l'un de ses avocats,
Me Christopher Ndong. Depuis leur transfèrement depuis le Nigeria, les leaders ont été gardés au secret au Secrétariat d'Etat à la Défense (SED), le siège de la gendarmerie à Yaoundé qui abrite une prison de haute sécurité. Début décembre, peu avant l'ouverture de leur procès, M. Ayuk Tabe et neuf autres séparatistes ont été transférés à la prison centrale de Yaoundé, où ils peuvent recevoir quelques visites. Les 37 autres sont toujours détenus au SED, selon des sources concordantes. Ils n'ont pas été vus publiquement depuis leur arrestation, et leur procès n'a pas encore commencé.

Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha