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LES APPELS À PROTÉGER LES KURDES SE MULTIPLIENT AUX ETATS-UNIS

Les FDS veulent intégrer l'armée syrienne

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La responsable qui a brièvement échangé avec le président Trump lors d'une rencontre imprévue au Trump International Hotel a indiqué que les combattants kurdes vont rallier l'Armée arabe syrienne après l'achèvement du retrait américain.

Deux sénateurs, républicain et démocrate, ont joint leur voix jeudi à celles de plusieurs personnalités politiques américaines pour demander au président Trump de protéger les kurdes en Syrie, alors que la confusion continue de régner sur la présence militaire américaine dans ce pays. Dans une lettre adressée jeudi au chef de la Maison-Blanche, Donald Trump, les sénateurs, Marsha Blackburn et Tammy Duckworth, ont appelé Trump à intervenir pour empêcher une guerre entre la Turquie et les milices kurdes qui ont combattu aux côtés des forces américaines. «Abandonner des amis et ne rien faire pour empêcher leur massacre va miner la Coalition internationale contre Daesh et mettrait en péril l'honneur de notre pays», écrivent les deux sénateurs dans cette lettre.» Il doit toujours y avoir une dimension morale dans la politique étrangère de l'Amérique, et c'est notre responsabilité morale d'être loyaux envers nos alliés», a déclaré de son côté le sénateur républicain, John Kennedy dans un communiqué. Ces appels font suite à des rapports faisant état d'un accord que l'administration américaine veut négocier avec Ankara pour empêcher une offensive turque contre les milices kurdes dans le nord-est de la Syrie. La lettre des deux sénateurs intervient, alors que le Sénat doit se prononcer jeudi sur un amendement de la loi portant sur le renforcement de la sécurité des Etats-Unis au Moyen-Orient, perçu comme un reproche au président Trump qui a décidé de retirer les forces américaines stationnées en Syrie. L'amendement, parrainé par le chef de la majorité républicaine au Sénat Mitch McConnell reconnaît Al Qaida, l'Organisation autoproclamée «Etat Islamique» (Daesh/EI) et leurs groupes affiliés en Syrie et en Afghanistan comme des groupes terroristes qui continuent de représenter une menace sérieuse pour la sécurité des Etats-Unis.
Selon ce projet de loi, ces groupes extrémistes maintiennent encore des capacités d'action en Syrie et en Afghanistan et sont en mesure de se régénérer pour frapper de nouveau.
En parallèle, la visite cette semaine du chef de file du Conseil Démocratique Syrien (CDS) Ilham Ahmed à Washington, a accentué les incertitudes sur les options envisagées par Washington pour assurer une protection aux kurdes. La responsable kurde qui a brièvement échangé avec le président Trump lors d'une rencontre imprévue au Trump International Hotel a indiqué que les combattants kurdes envisageraient de se rallier aux forces de Bachar al Assad après l'achèvement du retrait américain de la Syrie. «Les Forces démocratiques syriennes peuvent faire partie de la nouvelle armée syrienne. C'est une piste alternative pour nous «, a-t-elle affirmé lors d'un panel organisé par le Think Tank Washingtonien, Middle East Institute. Ilham Ahmed, a ajouté que l'administration Trump ne s'était pas opposée à l'ouverture des négociations entre les Kurdes syriens et Damas. «Ils n'ont pas clairement émis une objection. Ils répètent constamment que c'est une affaire syrienne mais ils nous ont exhorté à avoir une position forte lorsqu'on négocie», a-t-elle dit. Dans un entretien accordé à Associated Press, la coprésidente du Conseil démocratique syrien, a rejeté l'idée de créer une zone tampon, suggérée par Ankara et Washington pour protéger les kurdes. Elle a estimé que la proposition portant sur une zone de sécurité allait transformer la région en camps militaires pour groupes terroristes que la Turquie va certainement soutenir.»

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