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L'UNION EUROPÉENNE S'APPRÊTAIT À «RECONNAÎTRE» L'OPPOSANT VÉNÉZUÉLIEN

L'Italie aurait opposé son veto

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A l'issue de la rencontre, l'UE n'a finalement annoncé que la réunion d'un groupe de contact international constitué par l'UE sur le Venezuela, groupe qui doit se réunir le 8 février prochain à Montevideo.

L'Italie a bloqué la déclaration de l'Union européenne (UE) dans laquelle Bruxelles envisageait de reconnaître Juan Guaido comme «Président par interim» du Venezuela, a rapporté hier l'agence russe Sputnik, citant une source diplomatique dans la capitale belge. Rome s'est prononcé contre la reconnaissance de Guaido comme Président par intérim du Venezuela, mettant ainsi des bâtons dans les roues de l'UE qui envisageait d'adopter une déclaration commune à cet égard et de s'aligner ainsi sur la position des Etats-Unis, a souligné la source diplomatique européenne à Sputnik. «Selon les informations dont je dispose, lors d'une rencontre informelle entre les chefs de la diplomatie européenne, qui a eu lieu entre les 31 janvier et 1er février à Bucarest, l'Italie a opposé son veto à la déclaration au nom de l'UE que devait faire la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini, et selon laquelle l'UE reconnaissait Guaido si une nouvelle élection présidentielle n'était pas organisée», a indiqué l'interlocuteur de l'agence. A l'issue de la rencontre, l'UE n'a finalement annoncé que la réunion d'un groupe de contact international constitué par l'UE sur le Venezuela, groupe qui doit se réunir le 8 février prochain à Montevideo, a ajouté cette même source. Faute d'accord au sein de l'UE, plusieurs pays européens, dont l'Espagne, la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, le Portugal, rejoints dimanche par l'Autriche, ont exigé du président vénézuélien, Nicolas Maduro, qu'il annonce la convocation d'une présidentielle anticipée. Ils ont également affirmé qu'en cas de non-respect de cette condition, ils reconnaîtraient à partir de lundi M. Guaido comme président par intérim. En revanche, le chef de la diplomatie italienne, Enzo Moavero Milanesi, a déclaré mercredi que Rome partageait entièrement la position de l'Union européenne sur la crise au Venezuela et a appelé à organiser des élections présidentielles «libres et transparentes».
Le Parlement européen a approuvé le 31 janvier la résolution reconnaissant Juan Guaido comme «président par intérim légitime» et a appelé le service diplomatique de l'UE et les pays membres à adopter une décision similaire. L'opposant Juan Guaido, renvoyé le 22 janvier du poste de président de l'Assemblée nationale vénézuélienne sur décision de la Cour suprême, s'est autoproclamé «président en exercice» du pays pendant une manifestation à Caracas, bénéficiant d'un soutien immédiat de quelques pays, dont les Etats-Unis. Supervisant dimanche les préparations navales en amont d'exercices militaires à l'échelle nationale, M. Maduro a appelé les forces armées à «s'élever au niveau de l'occasion historique que nous vivons». «Les factions nationales conservatrices, soutenues par les gouvernements internationaux d'extrême-droite et notamment par les Etats-Unis, conspirent pour diviser la nation», a affirmé M.Maduro.
«Le Venezuela devient-il une nouvelle étoile du drapeau américain ou le Venezuela va-t-il continuer de battre son propre pavillon?», a demandé M. Maduro à la foule, en référence à une photo des partisans de l'opposition agitant un drapeau américain. «Il n'y aura ni intervention ni guerre civile, la paix va régner au Venezuela», a affirmé M. Maduro. L'ONU et plusieurs pays, dont la Russie, reconnaissent le président Maduro qui ne cesse de dénoncer l'»impérialisme» et «le plan macabre» des Etats-Unis.

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