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PROGRAMME DE MISSILES IRANIEN

Khameneï critique l'UE

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Le guide suprême iranienLe guide suprême iranien

Le guide suprême s'en est pris à l'Europe sur la question des droits de l'homme, épinglant notamment le gouvernement français dans sa gestion des manifestations des «gilets jaunes».

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khameneï, a affirmé hier que son pays ne pouvait pas faire confiance à l'Union européenne (UE), quelques jours après le lancement par les Européens d'un système de troc permettant de contourner les sanctions américaines contre Téhéran. «Il y a des discussions ces jours-ci sur les Européens et leurs propositions. Mon conseil est qu'on ne devrait pas leur faire confiance, tout comme aux Américains», a dit le leader iranien, selon son site officiel. «Je ne dis pas qu'on ne devrait pas avoir des relations avec eux. C'est une histoire de confiance», a ajouté l'ayatollah Khamenei qui s'exprimait lors d'une réunion avec des responsables des forces armées aériennes dans le cadre des célébrations de la victoire de la Révolution islamique. Paris, Berlin et Londres avaient annoncé fin janvier la création d'un mécanisme de troc pour permettre aux entreprises de l'UE de commercer avec l'Iran malgré les sanctions économiques rétablies contre Téhéran en 2018 par les États-Unis après la décision du président Donald Trump d'un retrait de l'accord international sur le nucléaire iranien de 2015. L'Iran avait alors salué «une première étape attendue» mais avait jugé ensuite «inacceptable» de lier le fonctionnement de ce système à des exigences relatives à la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme.
Le guide suprême s'en est pris par ailleurs à l'Europe sur la question des droits de l'homme, épinglant notamment le gouvernement français dans sa gestion des manifestations des «gilets jaunes». «Ils attaquent des manifestants dans les rues de Paris (...) ensuite ils ont l'audace de nous faire des demandes sur les droits de l'homme», a-t-il dit. S'agissant des Etats-Unis, le guide a dit que l'Iran continuerait à crier «Mort à l'Amérique» aussi longtemps que Washington continuerait sa politique jugée hostile, prenant soin de souligner que le slogan ne visait pas le peuple américain. «Mort à l'Amérique signifie mort à Trump, John Bolton et (Mike) Pompeo. Cela signifie mort aux dirigeants de l'Amérique (...) Nous n'avons rien contre le peuple américain», a-t-il dit, en référence au conseiller américain à la sécurité nationale et au chef de la diplomatie américaine.
Les Etats-Unis de leur côté disent ne pas relâcher leur pression sur l'Iran pour le dissuader de poursuivre son programme de missiles, alors que Téhéran vient de dévoiler un nouveau missile balistique. Les Gardiens de la Révolution islamique ont révélé jeudi l'existence d'un missile balistique d'une portée de 1.000 kilomètres appelé Dezful. Ce missile est une version améliorée du Zolfaghar, qui avait une portée de 700 kilomètres, a déclaré le général de brigade Amirali Hajizadeh, commandant des forces aérospatiales des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, selon l'agence Sepah. L'Iran avait déjà déclaré samedi dernier avoir testé avec succès un missile de croisière Hoveizeh d'une portée supérieure à 1.350 kilomètres.
L'annonce de jeudi est intervenue alors que l'Iran célèbre le 40e anniversaire de la Révolution islamique.
L'Iran a stoppé la plus grande partie de son programme nucléaire dans le cadre de l'accord signé en 2015 avec les grandes puissances, mais il a poursuivi le développement de sa technologie de missiles balistiques. Le président Donald Trump a décidé en mai dernier le retrait des Etats-Unis de l'accord de 2015 et a réimposé des sanctions à l'Iran, en justifiant notamment cette mesure par les activités de Téhéran dans le domaine des missiles. Les pays occidentaux accusent l'Iran de vouloir augmenter la portée de ses missiles et même de déstabiliser le Moyen-Orient, malgré les démentis incessants des responsables politiques et religieux et notamment ceux du président Rohani et du Guide suprême Khameneï. Ils répètent à chaque fois que leur programme de missiles répond à une question de sécurité nationale, qu'il n'a qu'un but défensif et que cette question n'est pas négociable.

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