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POUR METTRE FIN AUX INGÉRENCES ÉTRANGÈRES EN LIBYE

Khaled al-Mechri en appelle à Washington

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Conférence sur la Libye à PalermeConférence sur la Libye à Palerme

L'objectif de Khaled al Mechri semble louable en soi, quand il demande aux Etats-Unis de jouer un rôle majeur afin de mettre un terme à ces ingérences qui bloquent le processus politique conduit sous l'égide du représentant spécial du SG de l'ONU, Ghassan Salamé.

C'est à partir de Washington où il a participé à une rencontre organisée par le Think Tank Transatlantic Leadership Network et consacrée à l'avenir de la Libye que le président du Haut Conseil d'Etat libyen, Khaled al-Mechri, a lancé un appel pressant en direction des Etats-Unis pour qu'ils contribuent à mettre fin aux ingérences dans les affaires intérieures de son pays. La démarche a de quoi surprendre, même s'il a tenu à préciser qu'il ne demande pas une intervention américaine dans les affaires de son pays mais uniquement une action de nature à empêcher les ingérences. L'an dernier, l'Union africaine avait déjà dénoncé ces mêmes ingérences lors de la tenue du Haut comité pour la Libye, et mis en garde contre leurs conséquences évidentes quant à la poursuite de la crise, voire même son accentuation. Tout en mandatant le groupe des pays voisins chargé de soutenir la médiation onusienne afin de parvenir à un dialogue inclusif qui conduirait à un programme consensuel pour la tenue d'élections législatives et présidentiel, l'UA privilégie une solution entre les seuls Libyens, hors de toute ingérence extérieure. C'est, d'ailleurs, le sens même de la démarche effectuée par la diplomatie algérienne qui s'évertue, depuis plusieurs années, à réunir les conditions optimales afin de sceller cette condition première de la réconciliation.
Il se trouve que des initiatives ont été opérées, officiellement pour rassembler les parties concernées par la crise, mais en réalité pour s'inscrire dans le futur d'un pays qui reste convoité pour ses richesses pétrolières et dont le peuple n'est perçu qu'à travers le prisme d'un marchandage qui ne dit pas son nom. L'objectif de Khaled al Mechri semble louable en soi, quand il demande aux Etats-Unis de jouer un rôle majeur afin de mettre un terme à ces ingérences qui bloquent le processus politique, conduit par le représentant spécial du SG de l'ONU, Ghassan Salamé avec l'appui indéfectible du groupe des pays voisins. Washington a effectivement son mot à dire au Conseil de sécurité de l'ONU et son soutien à la Manul et à son chef est plus que nécessaire. Cela étant, on ne voit pas comment ce soutien pourrait s'affranchir des calculs et des initiatives opportunistes de tel ou tel pays dont les objectifs sont criards et les faveurs accordées à telle ou telle faction grassement monnayées.
S'adressant à l'administration Trump et à des responsables du Congrès, le président du Haut Conseil d'Etat libyen a déjà la satisfaction d'avoir été «écouté attentivement» ainsi que celle d'avoir «attiré l'attention sur les problèmes «engendrées par toutes ces ingérences. Mais il oublie un peu vite, ou sinon il feint de l'oublier, que nombre de pays concernés ont également des rapports amicaux et intéressés avec les Etats-Unis. Raison pour laquelle on a pu voir des agendas se multiplier sous prétexte de venir en aide au peuple libyen, souvent contradictoires pour les motifs énoncés plus haut, alors que les Libyens de quelque faction qu'ils relèvent sont tous unanimes pour considérer que la solution à leur problème doit émaner d'eux et d'eux-seuls! Le réaffirmer comme l'a fait Khaled al Mechri, c'est sans doute enfoncer une porte ouverte mais il faut bien admettre que le message méritait d'être transmis: «Nous nous sommes réunis à Paris, nous nous sommes réunis à Palerme, et, auparavant, à Rabat mais la solution ne peut émaner de ces pays. La solution est en Libye», a réitéré le président du Haut Conseil d'Etat, organe consultatif issu de l'accord politique libyen. Le report de la conférence parrainée par l'ONU, faute de consensus, et les entraves rencontrées dans la préparation de la conférence nationale inclusive motivent la démarche car la situation de crise perdure et compromet le programme élaboré par le médiateur onusien auquel on s'ingénie, à droite comme à gauche, à mettre des bâtons dans les roues. Ultime recours pour Ghassan Salamé, le prochain sommet de la Ligue arabe qui aura lieu fin mars à Tunis sera-t-il vraiment l'occasion idéale de sortir du bourbier? Il faut, malgré tout, y croire.

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