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RAPATRIEMENT DES FEMMES ET ENFANTS DE TERRORISTES

La Tunisie entre le marteau et l'enclume

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La Tunisie vit le traumatisme des attentats répétésLa Tunisie vit le traumatisme des attentats répétés

Le pays a grandement contribué à conforter les rangs des soldats du groupe autoproclamé Etat islamique et on sait qu'avec l'évolution des combats et la défaite programmée de Daesh, bon nombre des terroristes ont choisi le repli en Libye, faute de pouvoir rentrer chez eux.

Tout comme d'autres pays confrontés au dilemme du rapatriement des enfants de terroristes ayant combattu dans les rangs de Daesh en Irak et en Syrie, la Tunisie a engagé des démarches depuis des mois afin de résoudre la question mais des ONG internationales jugent ses efforts «insuffisants» et critiquent même un abandon de familles entières en Syrie. C'est d'ailleurs oublier un peu vite, ou sinon feindre d'oublier, le traumatisme vécu par le pays qui a subi une vague d'attentats en 2015 et 2016 au point de voir son économie ébranlée par leurs conséquences sur l'activité touristique dont la Tunisie dépend tout particulièrement.
Raison nécessaire et suffisante pour que le gouvernement tunisien, soucieux de prendre en considération l'opinion de la rue, demeure expressément défavorable à un éventuel retour des combattants nationaux fuyant le Moyen-Orient.
Le pays a grandement contribué à conforter les rangs des soldats du groupe autoproclamé Etat islamique et on sait qu'avec l'évolution des combats et la défaite programmée de Daesh, bon nombre des terroristes ont choisi le repli en Libye, faute de pouvoir rentrer chez eux. D'ailleurs, le mois dernier, une mission de la police scientifique tunisienne a du se rendre en urgence à Misrata pour effectuer des tests ADN sur six enfants dont les parents ont été tués au cours des affrontements qui eurent lieu en 2016 dans la ville de Syrte, alors une base réputée imprenable de Daesh. Cette opération visait à vérifier l'appartenance des enfants à la communauté tunisienne avant leur rapatriement, sachant qu'ils sont détenus par les autorités libyennes sans aucune justification légale.
Une situation vigoureusement dénoncée par l'ONG Human Rights Watch (HRW) qui reproche au gouvernement tunisien de trainer les pieds à dessein et d'abandonner ainsi des innocents dans des conditions dramatiques. Pour HRW, en effet, Tunis est le seul pays qui louvoie et cherche à éviter la prise en charge des femmes et des enfants au nombre de 100, pour les premières, et de 200, pour les seconds, détenus aussi bien en Libye qu'en Syrie et en Irak, ce qui fait de la Tunisie le principal pays concerné par ce problème.
Il faut dire que le chiffre exact des Tunisiens partis combattre dans les rangs jihadistes de Daesh n'est pas connu. Des sources tunisiennes parlent de quelque 3000 ressortissants tandis que les instances de l'ONU évoquent plus de 5 000 dont un grand nombre se serait replié entre 2016 et 2017 sur la Libye voisine, fuyant l'avancée victorieuse des armées syrienne et irakienne.
Des chiffres qui témoignent, en fin de compte, de l'ampleur des dégâts pour un petit pays comme la Tunisie, confronté à de graves difficultés socio-économiques et qui doit se prémunir contre une menace terroriste lourdement présente à ses frontières avec la Libye.
La question est devenue pressante depuis que le président américain, Donald Trump, a annoncé sa décision de retirer les 2 000 soldats encore présents en Syrie, convaincu que Daesh est terrassé et pressant les pays d'origine des prisonniers étrangers aux mains des Kurdes d'agir sans tarder en vue de leur rapatriement. Or, le gouvernement tunisien considère à juste titre qu'il a déjà fort à faire avec les terroristes revenus au pays par des voies détournées et dont il évalue le nombre à 800 environ qui constituent une grave menace pour sa sécurité et sa stabilité. Menace à laquelle l'opinion publique tunisienne est particulièrement sensible au point d'avoir manifesté à plusieurs reprises pour demander que le rapatriement soit, d'abord et surtout, un passage devant la justice et en prison. Quant aux enfants, la démarche reste toujours délicate.

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